20/08/2017
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7 avril (ancien calendrier)/20 avril (nouveau)

7 avril (ancien calendrier)/20 avril (nouveau)

7 avril (ancien calendrier)/20 avril (nouveau)
Jeudi Radieux

Saint Calliope, martyr en Cilicie (304) ; saint Rufin, diacre, sainte Aquiline et 200 guerriers, martyrs dans le Pont (vers 310) ; saint Georges, évêque de Mytilène, confesseur (vers 820) ; saint Sérapion, moine ; saint Clotaire, moine en Champagne (VIIème s.) ; saint Gibert (ou Gibart), abbé de Luxeuil, martyr (888) ; saint Daniel de Pereyaslav (1540) ; saints néo-martyrs de Russie : Arcade (Dobronravov), prêtre (1933) ; sainte martyre Eudocie (Pavlov) (1939).

SAINT CALLIOPE, MARTYR

Saint Calliope, martyr en Cilicie (304)

Saint Calliope appartenait à une famille sénatoriale de Pergé en Pamphylie. Il fut éduqué dans les vertus chrétiennes par sa mère, Théoclée. Lorsque fut promulgué l’édit de persécution générale de Dioclétien (304), sur les recommandations de celle-ci, il alla se réfugier à Pompéiopolis en Cilicie. Témoin des orgies par lesquelles le préfet Maximin honorait les dieux, le jeune chrétien refusa d’y participer en déclarant : « Je suis chrétien, et c’est par des jeûnes que je fête le Christ ! » Aussitôt arrêté et amené devant le gouverneur, celui-ci lui proposa sa fille en mariage s’il acceptait de sacrifier aux dieux de l’Empire. Calliope répondit : « Sache-le bien, je me suis entièrement donné au Christ Dieu, et je veux présenter à son tribunal ce corps vierge et sans souillure. » Maximin, furieux, menaça de lui faire endurer de longs tourments, puis de le livrer aux flammes. Le saint martyr répliqua : « Ces supplices longs et violents ne feront que rendre ma couronne plus riche et plus précieuse, car il est écrit : Nul ne sera couronné s’il n’a généreusement combattu (2 Tim. 2, 5) ». Il fut frappé avec des lanières garnies de plomb, puis avec des nerfs de bœuf, et on l’étendit ensuite sur une roue qu’on fit tourner au-dessus d’un feu ardent. Mais un ange intervint pour éteindre le brasier et rendre inutiles les efforts des bourreaux. Sur ce, le magistrat fit jeter le valeureux combattant du Christ dans le cachot le plus profond de sa prison.

Apprenant tout ce qui venait d’arriver à son fils, la pieuse Théoclée affranchit tous ses esclaves, distribua ses richesses aux pauvres et à l’Église, puis elle se rendit auprès de Calliope dans la prison. Chargé de fer et épuisé par la torture, celui-ci ne put se lever, mais il la salua en disant : « Mère, soyez la bienvenue. Vous allez être témoin de la Passion du Christ en moi ! » — « Je suis heureuse, répondit-elle, car il m’a été donné de te consacrer au Seigneur comme un trésor de grand prix. » Et toute la nuit, ils veillèrent ensemble, priant et glorifiant Dieu.

De nouveau présenté, au matin, devant le tribunal, Calliope s’exclama : « J’ai hâte de mourir du supplice du Christ mon Maître ! » Le Grand Jeudi, lorsque Théoclée apprit que son fils avait été condamné à la crucifixion, elle donna cinq pièces d’argent aux bourreaux pour qu’il fût attaché à la croix la tête en bas, comme l’Apôtre saint Pierre. Le lendemain, Grand Vendredi, à l’heure précise de la mort vivifiante du Sauveur, le saint martyr rendit son âme à Dieu. Quand on le décrocha de la croix, sa mère se précipita pour étreindre le corps de son fils, elle l’embrassa par trois fois en rendant gloire à Dieu, puis elle remit à son tour son âme à Dieu. Les chrétiens du lieu ensevelirent ensemble les corps de la mère et de son fils, unis pour l’éternité dans l’amour du Christ, plus fort que les liens de la chair.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Martyrikon du ton occurent

LECTURE DES PROVERBES (XXI, 23 – XXII, 4)
Celui qui est maître de sa bouche
et de sa langue garde son âme de la tribulation.
L’homme audacieux, arrogant et présomptueux peut être appelé un fléau ;
le vindicatif n’est pas dans la loi.
Les désirs tuent le paresseux ;
car ses mains ne se lèvent pas pour faire quoi que ce soit.
L’impie, durant tout le jour, a des désirs mauvais ;
le juste n’est avare ni de compassion ni de miséricorde.
Les sacrifices des impies sont en abomination au Seigneur ;
car ils les offrent le cœur plein d’iniquité.
Le faux témoin périra ; un homme docile parlera avec réserve.
L’impie compose effrontément son visage ;
mais l’homme droit saura bien discerner ses voies.
Il n’est point de sagesse, point de courage, point de raison chez l’impie.
Le cheval est tout prêt pour le jour du combat ;
mais le secours vient de Dieu.
Une bonne renommée vaut mieux que de grandes richesses ;
la bonne grâce vaut mieux que l’or et l’argent.
Le riche et le pauvre se sont rencontrés ;
c’est le Seigneur qui les a créés tous les deux.
L’homme habile, en voyant le pervers sévèrement châtié, se corrige lui-même ; les imprudents passent outre, et sont punis à leur tour.
La crainte du Seigneur fait naître la sagesse, et les biens, et la gloire, et la vie.

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Jovan Nikoloski