22/09/2017
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Le patriarche de Jérusalem Théophile III a tenu une conférence de presse à Amman le 12 août pour dénoncer une décision de justice préjudiciable au patriarcat et un projet de loi de la Knesset

Le patriarche de Jérusalem Théophile III a tenu une conférence de presse à Amman le 12 août pour dénoncer une décision de justice préjudiciable au patriarcat et un projet de loi de la Knesset

Le samedi soir du 12 août a eu lieu une conférence de presse destinée aux médias nationaux, régionaux et internationaux dans les locaux de la métropole du Patriarcat de Jérusalem à Amman. Lors de cette conférence, qui a été retransmise en direct à la Télévision nationale jordanienne, sur la Noursat (TV chrétienne du Liban) et sur la chaîne TV russe RT, S.B. le patriarche de Jérusalem Théophile a condamné la récente décision injuste du tribunal israélien, laquelle a justifié les accords illégaux de location remontant à 2005 des hôtels de la Porte de David, qui sont la propriété du Patriarcat de Jérusalem. Les accords en question ont été signés, alors qu’il ne disposait pas des pouvoirs nécessaires, par M. Nikolaos Papdimas, à cette époque assistant du patriarche de Jérusalem destitué Mgr Irénée, et l’organisation israélienne « Ateret Kohanim ». Le patriarche a également rejeté catégoriquement la proposition de loi présentée par 40 membres de la Knesset qui a une incidence sur toutes les Églises de la Terre Sainte et limite très sérieusement les droits des Églises à gérer librement et en toute indépendance leurs terrains, les menaçant de saisies. Avant la conférence de presse, le patriarche a procédé à la déclaration suivante : « Nous vous remercions tous pour être venus à cette conférence de presse. Nous sommes ici aujourd’hui pour vous adresser ce message depuis le royaume hachémite de Jordanie, sous l’autorité de S.M. le roi Abdullah III qui, conformément au statu quo et à la loi internationale, est le gardien reconnu des lieux saints, tant islamiques que chrétiens dans notre Terre Sainte bien-aimée. Durant les semaines passées, notre sainte Cité de Jérusalem a traversé des vagues de développements qui ont jeté notre patriarcat, avec toutes les autres Églises et communautés chrétiennes de Terre sainte, dans les mers agitées des tensions et des considérations politiques. La dernière de celles-ci est la décision bien connue concernant le procès de « la Porte de Jaffa », qui a dépassé les limites de la justice et du raisonnable. Nous sommes restés silencieux, portant un témoignage patient devant une campagne rude contre nous et notre patriarcat, qui semblait croître en force quotidiennement avec de fausses accusations et des calomnies visant notre héritage et notre intégrité. Aujourd’hui, c’est le devoir et l’engagement que nous a confiés le Seigneur qui nous mènent à rompre notre silence et à dire : trop, c’est trop. Nous sommes contraints de prendre cette initiative sans précédent de convoquer cette conférence de presse, afin de rejeter publiquement et clairement la décision injuste du tribunal d’instance israélien concernant le procès « Porte de Jaffa ». Cette bataille légale, qui a duré une décennie, a résulté en une décision injuste qui fait fi de tout le témoignage légal clair et concret produit par le patriarcat qui prouve la mauvaise foi, la corruption et la conspiration. Une telle décision en faveur du groupe de colons Ateret Cohanim ne peut être interprété que comme politiquement motivé. Cette décision partiale, qui n’affecte pas seulement le patriarcat, mais frappe le cœur même du quartier chrétien de la vieille ville, arrive à un moment extrêmement délicat et sensible et aura certainement l’effet le plus négatif sur la présence chrétienne en Terre Sainte. Cela pourrait bien amener à l’accroissement de la tension dans notre communauté.

Nous interjetterons appel auprès de la Haute cour de justice où, nous en sommes confiants, sera prise une décision basée purement sur des questions de loi, procédure et justice. Le Patriarcat fera tout ce qui est en son pouvoir afin que cette décision soit annulée. Notre préoccupation au sujet de la politisation du cas « Porte de Jaffa » est devenue plus aiguë encore en raison de l’action récente de 40 membres de la Knesset qui, il y a deux semaines, ont signé une proposition de loi devant être débattue au Parlement israélien. Si elle était adoptée, cette loi restreindrait strictement les droits des Églises d’agir librement et en toute indépendance avec leurs terrains et qui menacerait ceux-ci de confiscation. Ce projet de loi est une claire tentative de priver notre patriarcat vieux de 2000 ans, de même que nos Églises amies présentes depuis des siècles en Terre Sainte, de leur liberté légitime et historique ainsi que de leur indépendance. Si cette loi inacceptable est adoptée, ce sera une claire violation de chaque traité international qui a gouverné la région, et ce sera en outre une attaque insoutenable contre la liberté de culte. Nous appelons à une rencontre urgente de tous les chefs d’Église de Terre Sainte afin de coordonner notre opposition et notre réponse à ces développements alarmants et sérieux qui affecteront non seulement la communauté chrétienne indigène de Terre Sainte mais aussi tout chrétien dans le monde entier pour qui Jérusalem et la Terre Sainte sont de la plus haute importance spirituelle. Nous restons entièrement attaché à la défense de notre mission pastorale et spirituelle telle qu’elle nous a été confiée par la providence divine. Même maintenant, alors que nous faisons face à ces développements sans précédent et choquants. Nous assurons notre bien-aimée communauté chrétienne en Terre Sainte de même que dans la région du Moyen-Orient et à l’étranger que, en tant que Patriarcat de Jérusalem et Fraternité du Saint-Sépulcre, nous resterons fidèles à notre mission de gardiens et de serviteurs du Saint-Sépulcre du Christ et de tous les lieux saints. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour défendre le statut des biens du Patriarcat de nos Églises amies, et nous serons constants dans la protection de la présence chrétienne dans notre région, contre laquelle, tant le jugement du cas « Porte de Jaffa » et le proposition de loi à la Knesset sont de graves assauts. Nous ne saurions souligner trop l’extrême sérieux de cette situation. Nous faisons appel au président Trump, le président Poutine, le roi Abdullah II, le président Abbas, le président Rivlin, le Premier ministre Tsipras, le président Anastasiadès, le secrétaire général Guterres, le président Juncker, ainsi que tous nos frères les chefs des Églises dans le monde et la communauté internationale d’intervenir afin d’assurer que la justice et la liberté prévaudront dans ces domaines. La justice, dans ce cas bénéficiera non seulement à la communauté chrétienne ici, mais aussi à tous les citoyens de la Terre Sainte ; afin que tous ceux qui appellent la sainte ville de Jérusalem et la Terre Sainte leur foyer vivent en liberté et en paix. Nous prions le Dieu tout-puissant afin qu’Il nous affermisse ainsi que nos frères en ces temps durs et difficiles. Que Dieu couronne nos efforts avec succès afin que justice soit faite et que la paix soit atteinte. Merci.

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Jovan Nikoloski