6 mars (ancien calendrier)/19 mars (nouveau)
  • Facebook
  • Twitter
  • Email
  • Vkontakte
  • Messanger
  • Telegram
  • WhatsApp
  • Twitter
  • Pinterest

6 mars (ancien calendrier)/19 mars (nouveau)
GRAND CARÊME

Grand Carême. Les 42 martyrs d’Amorrée en Haute-Phrygie : saints Constantin, Bassoès, Théophile, Théodore, Calliste et leurs compagnons (vers 845) ; Invention de la sainte Croix par l’impératrice sainte Hélène (326) ; saint Arcade, évêque de Trimithonte à Chypre (vers 361) ; saint Hésychius, thaumaturge en Bithynie (vers 790) ; saint Chrodegang, évêque de Metz (766) ; saint Job-Josué d’Anzersk (1720).

Quarante-deux martyrs d'Amorrée en Haute-Phrygie
– Les 42 martyrs d’Amorrée en Haute-Phrygie (vers 845)

SAINTS  QUARANTE-DEUX MARTYRS D’AMORRÉE

En l’an 838, Dieu retournant son courroux contre l’empereur iconoclaste Théophile (829-842), le calife de Bagdad, à la tête d’une puissante armée de Sarrasins, remporta une éclatante victoire contre les Byzantins et vint assiéger la ville d’Amorium, en Haute Phrygie. Au bout de treize jours, il s’en empara à la faveur d’une trahison et passa au fil de l’épée tous les habitants, portant les armes ou non, ainsi que les nombreux paysans des environs qui y avaient cherché refuge. Ils n’épargnèrent que les principaux officiers, au nombre de quarante-deux, tous hommes illustres, vaillants et de noble naissance, et les emmenèrent, chargés de lourdes chaînes, en Syrie, où on les enferma dans une sombre et infecte prison. Pour toute boisson, ils n’avaient que leurs larmes et pour nourriture, ils devaient essayer de survivre avec quelques morceaux de pain avarié que leurs geôliers daignaient leur jeter de temps à autre ou que l’un d’entre eux était autorisé à mendier dans la rue. Le corps et les vêtements dévorés par la vermine, incapables de se voir les uns les autres dans l’obscurité permanente, réduits à la plus extrême faiblesse, ils n’en perdaient pas néanmoins leur vaillance et la noblesse de leur âme, en résistant à toutes les tentatives des envoyés du calife pour les faire abjurer. Celui-ci, comptant pour rien la conquête d’une ville en comparaison de celle des âmes, leur promettait d’avoir la vie sauve s’ils feignaient seulement de s’être convertis en se présentant à la prière publique avec lui. Les martyrs répondirent aux émissaires : « Feriez-vous de même si vous étiez à notre place ? » — « Certainement, répondirent les musulmans, car il n’y a rien de plus cher que la liberté. » — « Nous, répliquèrent les chrétiens, nous ne prenons pas conseil, lorsqu’il s’agit de religion, de ceux qui ne sont pas fermes dans la leur ! » Quelques jours plus tard, d’autres envoyés se présentèrent sous prétexte de leur faire l’aumône et, feignant de verser des larmes de compassion, ils essayèrent de les attirer à la religion de Mohamed, qui promet toutes sortes de plaisirs charnels dans cette vie et dans l’autre. Après avoir élevé les yeux vers le ciel et s’être armés des paroles inspirées de l’Écriture, les vaillants combattants de la Foi répondirent que de telles promesses étaient bien la preuve de la fausseté de cette religion qui soumet notre âme raisonnable, créée à l’image de Dieu, à la tyrannie de la chair. À des fakirs, religieux de l’Islam qui s’adonnent aux pratiques ascétiques et aux prières extatiques, ils répondirent avec la même assurance, en leur rappelant que Mohamed n’avait été annoncé par aucun prophète, alors que toute l’Ancienne Alliance porte témoignage de la venue de Jésus-Christ.

Les saints martyrs demeurèrent ainsi, pendant sept années entières, gardant une foi inébranlable qu’ils nourrissaient chaque jour par la récitation des Psaumes de David et des offices de l’Église aux moments prescrits, en rendant grâce à Dieu de les avoir jugés dignes d’endurer de telles épreuves pour Lui. Le 5 mars 845, la sentence de mort ayant été finalement prononcée contre eux pour le lendemain, Boïditzès, le traître qui avait livré la ville d’Amorium et avait ensuite renié le Christ, se rendit secrètement à la prison et, appelant Constantin, le secrétaire du patrice Théophile, il lui annonça la nouvelle et lui suggéra de nouveau de feindre la prière avec le calife pour échapper à la mort, sans pour cela abandonner leur conviction. Constantin repoussa l’apostat avec le signe de la Croix et, rentrant dans la prison, il annonça à son maître que leur dernière heure était proche. Celui-ci réunit alors ses compagnons et tous passèrent la nuit à chanter les louanges de Dieu. Le lendemain matin, un officier accompagné d’une forte escorte vint les tirer de prison et essaya une dernière fois de les résoudre à se joindre à la prière du calife. Ceux-ci répondirent que certes ils prieraient pour leurs ennemis, mais à la façon dont le Christ nous l’a enseigné : en implorant Dieu d’éclairer leur conscience endurcie et de les conduire à la connaissance de la Vérité. Puis ils conclurent en jetant l’anathème sur Mohamed et sur tous ceux qui le confessent comme prophète. Les soldats leur attachèrent alors les mains derrière le dos et les traînèrent comme des brebis d’abattoir jusqu’aux rives de l’Euphrate, où un grand nombre de Sarrasins s’était assemblé pour assister à l’exécution. L’officier appela alors Théodore Cratère et, rappelant à haute voix qu’étant prêtre, il avait autrefois abandonné le sacerdoce et s’était engagé dans l’armée où il avait acquis la charge très enviée de protospathaire, il lui dit : « Toi qui as porté les armes et tué des hommes, pourquoi veux-tu paraître maintenant chrétien ? Ne vaut-il pas mieux implorer le secours de Mohamed, puisque tu n’as plus d’espérance en Jésus-Christ que tu as renié ? » Théodore répondit : « C’est bien à cause de cela que je dois répandre maintenant mon sang pour Lui, afin qu’Il me pardonne mes péchés ! » Et, sur ces mots, prenant la bénédiction du patrice Théophile, il fit une courte prière et présenta sa tête au bourreau. Tous les autres le suivirent en bon ordre, ne montrant ni crainte ni mouvement d’hésitation, et ils remportèrent la couronne de la victoire en laissant les Sarrasins admiratifs devant leur courage. Par la suite, le calife fit convoquer le traître Boïditzès et dit : « S’il avait été un homme honnête, il n’aurait pas livré sa cité, et s’il avait été un bon chrétien il n’aurait pas apostasié après avoir trahi. » Et il le fit décapiter.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire, ton 5

Les célestes Puissances ont admiré / les exploits des saints Martyrs, / car dans un corps mortel ils ont triomphé noblement / de l’ennemi invisible / par la puissance de la Croix / et ils intercèdent auprès du Seigneur pour le salut de nos âmes.

Kondakion, ton 2

De couronnes d’éloges couronnons comme il se doit / les nouveaux hoplites de la foi / qui de grand cœur ont combattu pour le Christ / et pour nous intercèdent auprès de lui, / comme enceinte et remparts protégeant les chrétiens.

Lectures bibliques

Isaïe XXXVII, 33- XXXVIII, 6

À cause de cela, voici ce que dit le Seigneur sur le roi des Assyriens : il n’entrera point en cette ville; il ne lancera pas contre elle une flèche; il ne poussera pas contre elle un bouclier ; il ne t’entourera point de palissades. Il s’en retournera par le chemin qu’il a pris et il n’entrera point en cette ville : voilà ce que dit le Seigneur. J’étendrai mon bouclier sur cette ville pour la sauver à cause de moi, et à cause de David, mon serviteur. Et l’ange du Seigneur s’avança, et il extermina dans le camp des Assyriens cent quatre-vingt-cinq mille hommes; et les survivants se levèrent dès l’aurore, et ils ne trouvèrent que des cadavres. Et Sennachérib, roi des Assyriens, partit et il s’en retourna, et il ne sortit plus de Ninive. Et comme il adorait, dans le temple de Nasarach, le premier de ses dieux, ses fils Adramélech et Sarasar le tuèrent de leurs épées; puis ils se sauvèrent en Arménie, et Asordan, son fils, régna à sa place. En ces jours-là, Ézéchias tomba malade d’une maladie mortelle448, et le prophète Isaie, fils d’Amos, l’alla trouver, et lui dit : Ainsi parle le Seigneur : Donne tes ordres concernant ta maison; car tu mourras, et tu n’as plus guère à vivre. Et Ézéchias se retourna la face contre le mur, et il pria le Seigneur, Disant: Seigneur, souviens-Toi que j’ai marché devant toi dans la vérité, avec un cœur sincère, et que j’ai fait ce qui était agréable à tes yeux. Et Ézéchias pleura des larmes abondantes. Et la parole du Seigneur vint à Isaïe, disant: Va et dis à Ézéchias : Ainsi parle le Seigneur, Dieu de David, ton aïeul : J’ai entendu ta prière, et J’ai vu tes larmes, et voilà que J’ajoute quinze années à ta vie. Et Je te sauverai, toi et cette ville, du roi des Assyriens, et J’étendrai mon bouclier sur cette ville.

Genèse XIII, 12-18

Abram demeura en la terre de Chanaan, et Lot habita la ville des riverains, et il dressa ses tentes à Sodome. Or, les hommes de Sodome étaient très méchants et grands pécheurs devant Dieu. Après que Lot se fut séparé d’Abram, Dieu dit à celui-ci : Regarde de tes yeux, et vois, du lieu où tu es le nord et le sud, le levant et la mer. Parce que la terre que tu vois, je te la donnerai pour toi et ta race à toujours. Je multiplierai ta race comme le sable de la terre ; si quelqu’un peut compter le sable dé la terre, Il pourra aussi compter ta postérité. Pars, traverse cette contrée dans sa longueur et dans sa largeur, parce que je la donnerai à toi et à ta race pour toujours. Et, ayant levé ses tentes, Abram vint demeurer vers le chêne de Mambré qui était en Hébron ; et il bâtit en ce lieu un autel au Seigneur.

Proverbes XIV, 27 – XV ,4

Les commandements du Seigneur sont une source de vie ; ils nous font détourner des pièges de la mort. La gloire d’un roi est dans la multitude de la nation ; son affliction, dans le petit nombre de ses sujets. L’homme patient est un vrai sage ; l’impatient, un insensé. L’homme qui a bon cœur est le médecin de l’âme ; un cœur trop sensible est un ver qui ronge les os. Tromper l’indigent, c’est irriter son Créateur ; celui qui honore Dieu a compassion du pauvre. L’impie sera rejeté à cause de sa malice ; l’homme ferme en sa propre sainteté est vraiment juste. Dans le bon cœur d’un homme on trouve la sagesse ; on ne la trouvera pas dans le cœur de l’insensé. La justice élève une nation ; les péchés amoindrissent un peuple. Le serviteur prudent est agréable au prince, et par sa dextérité il évite la disgrâce. La colère perd même les sages : une réponse soumise détourne la fureur ; un mot odieux l’excite. La langue des sages sait ce qui est bon, et la bouche des insensés est messagère du mal. En tout lieu, les yeux du Seigneur observent et les méchants et les bons. Une langue sensée est l’arbre de vie ; celui qui la conservera telle sera plein d’esprit.

Lettre d’informations

Ne manquez pas les mises à jour importantes. S'inscrire à notre lettre d'informations gratuite.

Divider

Articles populaires

Le patriarche œcuménique participe au Forum économique mondial de Davos À la Une 168046

Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée est parti lundi matin 20 janvier 2020 par avion à Genève, d’où il s’est rendu en automobili...

Le patriarche de Moscou Cyrille : « Le rôle historique de la cathédrale de la Théophanie à Elokho... Actualités 168040

« La fête de la Théophanie porte en elle l’idée de renouveau – celui de l’homme, de la nature et du monde », a déclaré le patriarche de Moscou Cyri...

Une nouvelle église orthodoxe roumaine a été inaugurée à Bruxelles À la Une 168033

La communauté orthodoxe roumaine de Bruxelles dispose d’un nouveau lieu de culte. Le dimanche après la Théophanie, le métropolite Joseph du diocèse...

Antiochian Patriarchate responds to reports about kidnapped Bishops Middle East 168026

The Antiochian Orthodox Church has issued an official statement on the recent reports concerning the fate of the two missing Syrian bishops, Boulos...

Le Patriarcat d’Antioche réagit aux informations sur les deux évêques kidnappés À la Une 168020

Le Patriarcat orthodoxe d’Antioche a publié une déclaration officielle sur les récents rapports concernant le sort des deux évêques syriens enlevés...

Le métropolite Emmanuel à Monaco Actualités 168008

Le métropolite Emmanuel de France a visité la paroisse grecque orthodoxe de la Principauté de Monaco, à l’invitation de la communauté grecque local...

Le jour de la Théophanie, le métropolite de Kiev Onuphre a béni les eaux du Dniepr Actualités 168004

Le 19 janvier, jour de la Théophanie, le métropolite de Kiev Onuphre a béni les eaux du Dniepr après la Liturgie en la Laure des Grottes de Kiev.

8 janvier (ancien calendrier) / 21 janvier (nouveau) Vivre avec l'Église 95123

8 janvier (ancien calendrier) / 21 janvier (nouveau)  Saints Georges de Chozéba (VIIème s.) et Émilien le Confesseur (IXème s.) ; sainte Dominique ...

21 janvier Vivre avec l'Église 95121

21 janvier Saint Maxime le Confesseur (662) ; saints Eugène, Candide, Valérien et Aquilas, martyrs à Trébizonde en Asie Mineure (IIIème s.) saint P...

Lettre de l’archevêque d’Amérique Elpidophore (Patriarcat œcuménique) à Mike Pompeo au sujet de l... À la Une 167993

L’archevêque Elpidophore (Patriarcat œcuménique) a envoyé la lettre suivante au nom de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis...

Le patriarche Bartholomée a célébré la bénédiction des eaux de la Théophanie à Triglia, selon l’a... Actualités 167982

Pour la deuxième année consécutive, le patriarche Bartholomée a célébré la bénédiction des eaux, à l’occasion de la fête de la Théophanie selon l’a...

Liturgie de la Théophanie à Moscou (vidéo) Actualités 167976

Le dimanche 19 janvier, fête de la Théophanie selon l’ancien calendrier, le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la sainte liturgie en la cathédr...