6 novembre

298

6 novembre

Saint Paul le Confesseur, archevêque de Constantinople (350) ; saint Melaine, évêque de Rennes (530) ; saint Léonard, ermite dans le Limousin (VIème s.) ; sainte Galle, vierge à Valence (VIème s.) ; saint Protais, évêque de Lausanne (VIIème s.) ; saint Luc de Taormine, moine (IXème) ; saint Barlaam de Khoutyn (1192) ; saint Luc, économe des Grottes de Kiev (XIIIème s.) ; saint Germain, archevêque de Kazan (1567) ; saint Barlaam de Keret (XVIème s.) saints néo-martyrs de Russie : Nicétas, évêque d’Orekhovo-Zouïevsk, Anatole (Berjitsky), Arsène (Troïtzky), Nicolas (Dvoritsky), Nicolas (Protasov), Constantin (Lioubomoudrov), prêtres, Varlaam (Nikolsky), Gabriel (Vladimirov) et Gabriel (Moura), moines, Nina (Chouvalov) et Séraphime (Gorchkov), moniales (1937), Basile (Krylov), prêtre (1938).

SAINT PAUL LE CONFESSEUR

Saint Paul le Confesseur
Saint Paul le Confesseur, archevêque de Constantinople (350)

Saint Paul naquit à Thessalonique à l’aube du IVe siècle. Lors du premier Concile de Nicée, il était encore tout adolescent, mais il fut peu de temps après rangé parmi les clercs de l’Église de Constantinople. Il se signalait par la pureté de sa vie, sa douceur et son enseignement irréprochable de la foi orthodoxe. C’est pourquoi il fut ordonné diacre, puis prêtre, par l’archevêque Alexandre [30 août], alors qu’il était encore jeune. Aimé de tous les fidèles de la capitale, il fut consacré archevêque, en 340, à la mort d’Alexandre qui l’avait désigné comme son successeur. Son élection déchaîna cependant la haine des ariens qui le calomnièrent auprès de l’empereur Constance, qui se trouvait alors à Antioche. Lorsqu’il apprit la consécration du jeune orthodoxe, il revint furieux dans la capitale et réunit un concile d’évêques ariens, qui déposa Paul et le remplaça par l’évêque de Nicomédie, Eusèbe : un des chefs de file de l’hérésie.

L’arianisme semblait alors pouvoir triompher définitivement puisque l’empereur et l’archevêque de Constantinople en étaient d’ardents partisans. Dès son installation, Eusèbe commença à traquer avec acharnement les défenseurs du concile de Nicée. Mais Dieu n’abandonna pas son Église : Eusèbe mourut après une année, et les orthodoxes de la capitale rappelèrent Paul, qui s’était réfugié à Rome, auprès du pape Jules, et où il avait retrouvé saint Athanase d’Alexandrie, lui aussi exilé pour le Nom du Christ. Au moment de reprendre son siège, le saint confesseur se trouva mêlé à de nouveaux troubles populaires, car les ariens avaient élu et ordonné un successeur à Eusèbe : l’hérétique Macédonius, qui joignait le blasphème contre la divinité du Saint-Esprit à l’erreur d’Arius quant à la divinité du Verbe. Informé de la situation, l’empereur Constance donna, d’Antioche, l’ordre à Hermogène, le chef militaire de la Thrace, d’entrer avec ses troupes dans la capitale et d’en chasser Paul par la force. Le peuple s’ameuta, des combats sanglants éclatèrent partout dans les rues, faisant de nombreuses victimes, et Hermogène lui-même fut victime de la vindicte populaire. Les émeutiers le tuèrent, traînèrent son corps à travers la ville et brûlèrent sa demeure. Paul put donc être rétabli sur son siège, mais pour peu de temps, car l’empereur furieux arriva en force à Byzance, en chassa saint Paul, qui alla chercher refuge à Rome, et il déchaîna aussi sa colère sur Macédonius, l’accusant d’avoir été la cause de tous ces troubles.

En Occident, Paul obtint le soutien de l’empereur Constant qui résidait à Trèves et, grâce aux lettres de réprimandes que le pape adressa aux évêques orientaux pour leur attitude envers sa personne et à l’égard de saint Athanase, il put, au bout de quelque temps, regagner son siège au milieu de l’allégresse populaire. Mais Constance, ne pouvant trouver de repos dans sa lutte contre les orthodoxes, chargea bientôt le préfet Philippe d’expulser Paul et de replacer Macédonius sur le siège de la reine des villes, sans toutefois réitérer les troubles qu’avait occasionné l’intervention d’Hermogène. C’est pourquoi Philippe usa d’un stratagème pour attirer saint Paul vers l’établissement de bains et, sous prétexte de lui rendre les honneurs, il le fit enlever en secret et exiler à Thessalonique, d’où le malheureux évêque se rendit de nouveau à Rome.

En 347, à l’issue du concile de Sardique, Athanase et Paul purent reprendre possession de leurs sièges. Pendant environ trois ans, l’Église de Constantinople connut, autour de son pasteur légitime, la paix et la sécurité de l’Orthodoxie. Mais ce répit fut de courte durée, car, en 350, le comte Magnence se souleva contre l’empereur orthodoxe d’Occident, Constant, et fut proclamé empereur par ses troupes. Ses prétentions à l’empire universel obligèrent Constance à engager une guerre contre lui et, après de dures campagnes, l’empereur hérétique s’empara de Lyon et reconstitua à son profit l’unité de l’Empire. L’équilibre qu’avait procuré jusque-là la présence d’un empereur orthodoxe en Occident était désormais rompu et Constance put déchaîner librement ses persécutions contre les défenseurs de la divinité du Fils de Dieu. Il fit arrêter saint Paul et le fit conduire, chargé de lourdes chaînes, à Singar d’abord, puis à Émèse, et enfin à Cucuse dans la lointaine Arménie. C’est là qu’un jour où le saint évêque célébrait la Divine Liturgie, les ariens se ruèrent dans l’église et l’étranglèrent au moyen de son omophorion (entre 351 et 357).

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Paul le Confesseur, ton 3

La confession de la divine foi / a fait de toi pour l’Eglise un autre Paul / par le zèle de pontife que tu manifestas; / avec celui d’Abel et de Zacharie / vers le Seigneur crie justice ton propre sang. / Père vénérable, prie le Christ notre Dieu / de nous accorder la grande miséricorde.

Tropaire de saint Barlaam de Khoutyne, ton 3:

Par le jeûne, les veilles, le sommeil pris à même le sol ayant épuisé ton corps, tu mortifias, vénérable Père, tous les arguments de la chair et t’es montré un fleuve inépuisable de guérisons pour les fidèles accourant vers tes reliques sacrées; Père Barlaam, intercède auprès du Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.

Tropaire de saint Germain de Kazan, ton 4

Dès la jeunesse ayant pris de tout coeur le joug du Christ, tu t’illustras dans les combats du jeûne, des veilles, de l’oraison; puis, au service de l’Eglise Dieu t’ayant invité, tu fus appelé, avec le saint pontife Gourias, dans le royaume de Kazan, nouvellement illuminé par la foi, où tu fondas le couvent de la Sviyaga, dont tu fus le premier supérieur avant de devenir le digne successeur du premier évêque de Kazan; puisque tes reliques sont restées à l’abri de la corruption et que ton esprit se trouve en présence du Seigneur, intercède auprès de lui, pontife Germain, avec saint Gourias, ton prédécesseur, afin que ton héritage demeure en la vraie foi.

Kondakion de saint Paul le Confesseur, ton 2

Ayant fait briller sur terre comme un astre la lumière des cieux, / tu éclaires à présent l’Eglise universelle; / tu luttas pour elle, bienheureux Paul, donnant ta vie, / et comme celui d’Abel et de Zacharie / ton sang crie de la terre, appelant le Seigneur.

Kondakion de saint Barlaam de Khoutyne, ton 8

Comme un autre Élie tu fis descendre la pluie du ciel, qui éteignit le feu, à l’émerveillement du roi; tu as réjoui ton peuple et lui donnes l’occasion de te fêter, car Novgorod se félicite grandement de posséder tes reliques et d’être ainsi gardée inébranlable sous le choc des ennemis, et nous te chantons: Réjouis-toi, vénérable Père Barlaam.

Kondakion de saint Germain de Kazan, ton 4

Des exploits de ta justice et sainteté ayant illuminé les spirituelles brebis à toi confiées et les ayant nourries sur les verts pâturages des paroles du Christ, tu les as dirigées, avec la force de ton esprit, sur les droits chemins des préceptes du Seigneur; et maintenant que ton bercail se trouve sous la nuée de tes miracles porteurs de guérisons, en ta sainte mémoire nous chantons: Pontife, ne cesse pas d’intercéder pour ton troupeau auprès du suprême Pasteur.

ÉPITRE DU JOUR

I Thess. III, 9-16

Quelles actions de grâces, en effet, nous pouvons rendre à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous éprouvons à cause de vous, devant notre Dieu ! Nuit et jour, nous le prions avec une extrême ardeur de nous permettre de vous voir, et de compléter ce qui manque à votre foi. Que Dieu lui-même, notre Père, et notre Seigneur Jésus, aplanissent notre route pour que nous allions à vous ! Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l’égard de tous, cette charité que nous avons nous-mêmes pour vous, afin d’affermir vos coeurs pour qu’ils soient irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints !

ÉVANGILE DU JOUR

Lc XI, 34-41

Ton œil est la lampe de ton corps. Lorsque ton œil est en bon état, tout ton corps est éclairé; mais lorsque ton œil est en mauvais état, ton corps est dans les ténèbres. Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres. Si donc tout ton corps est éclairé, n’ayant aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé, comme lorsque la lampe t’éclaire de sa lumière. Pendant que Jésus parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui. Il entra, et se mit à table. Le pharisien vit avec étonnement qu’il ne s’était pas lavé avant le repas. Mais le Seigneur lui dit: Vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, et à l’intérieur vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. Insensés! celui qui a fait le dehors n’a-t-il pas fait aussi le dedans? Donnez plutôt en aumônes ce qui est dedans, et voici, toutes choses seront pures pour vous.

This post is also available in: English (Anglais)

  Notre lettre d'informations hebdomadaire gratuite  

Chers lecteurs,

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire Orthodoxie.com, et nous nous en réjouissons. Nous souhaitons qu’une grande partie des articles de notre site soit accessible à tous, gratuitement, mais l’information de qualité a un coût. Et pour cette raison, votre soutien nous est plus que nécessaire. Nous vous invitons à vous y abonner, ou bien à faire un don de soutien !