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Ier dimanche du Grand Carême, de l’Orthodoxie – Liturgie de S. Basile le Grand

Dispense d’huile et de vin

Saint Théophilacte, évêque de Nicomédie, confesseur (842-845) ; saint Hermès, apôtre (Ier s.) ; saint Dométien (363) ; saint Théodoret, prêtre d’Antioche (vers 363) ; saint Paul de Plousias en Bithynie, confesseur (IXème s.) ; saints Lazare (1391) et Athanase de Mourom (XVème s.) ; saints néo-martyrs de Russie : Jean (Znamensky), prêtre (1923), Vladimir (Ouchkov) (1942).

DIMANCHE DE L’ORTHODOXIE

Le premier dimanche de Carême, l’Église célèbre le « triomphe de l’Orthodoxie » : celui-ci commémore la victoire sur l’iconoclasme et la restauration de la vénération des icônes à Constantinople, en 843, suite au VIIème concile œcuménique. Ce dernier, réuni en 787 à Nicée, proclama que les icônes devaient être, dans les églises, vénérées au même titre que la précieuse croix « qui donne la vie » et le livre des évangiles. La célébration du premier dimanche de Carême signifie l’affermissement de la vraie foi : l’Icône, la Croix et l’Évangile sont les emblèmes par excellence de l’Incarnation de Dieu et de la transfiguration de la matière.

SAINT THÉOPHYLACTE DE NICOMÉDIE

Saint Théophilacte, évêque de Nicomédie
Saint Théophilacte, évêque de Nicomédie, confesseur (842-845)

D’origine modeste, notre saint Père Théophylacte (né vers 765) quitta sa patrie, encore jeune, pour se rendre à Constantinople, où il entra au service de saint Taraise [25 fév.], alors que ce dernier était encore protasécrètis. Lorsque Taraise fut élevé, par la volonté de Dieu, sur le trône patriarcal (784), Théophylacte devint moine dans le monastère que Taraise avait fondé sur la rive gauche du Bosphore, en compagnie de saint Michel, le futur évêque de Synnades [23 mai]. Les deux amis spirituels rivalisaient dans les combats ascétiques, méditant nuit et jour la parole de Dieu et repoussant tout plaisir ou satisfaction de la chair. Un jour d’été, alors que tous les moines étaient accablés par les ardeurs de la soif, ils ouvrirent en grand la citerne du monastère et laissèrent l’eau se répandre à terre, sans en boire une goutte. Ils affinèrent ainsi à tel point la lourdeur de la chair que la grâce de Dieu vint habiter en leur âme et se répandait aussi sur leur corps, faisant des deux saints des images vivantes de la vertu. Saint Taraise, ne voulant pas laisser cacher sous le boisseau la lumière de ses deux disciples, les éleva contre leur gré à la dignité épiscopale : saint Michel comme métropolite de Synnades, en Phrygie, et saint Théophylacte pour l’illustre cité de Nicomédie en Bithynie.

Le nouveau pasteur, imitant l’œuvre accomplie par son père spirituel à Constantinople, ne se contenta pas d’enseigner la vraie foi et de montrer en sa personne le modèle de la conduite évangélique, mais il entreprit aussi avec diligence toute une série d’œuvres de bienfaisance. Comme saint Basile autrefois à Césarée, il fonda à Nicomédie une véritable cité de la charité : il fit construire des maisons à deux étages avec tout ce qui était nécessaire pour l’accueil et le soin des malades, organisa un hôpital avec médecins et infirmiers, dans lequel on se préoccupait aussi bien de la guérison de l’âme que de celle du corps, et il fit édifier à proximité une église dédiée aux saints Anargyres Cosme et Damien. Père des orphelins et protecteur des veuves, il se penchait avec compassion sur les besoins de toutes ses brebis spirituelles. À l’exemple de saint Taraise, il avait fait établir des registres mentionnant les noms de tous les indigents de la cité, afin de leur distribuer une aumône mensuelle. Chaque semaine, à l’issue d’une vigile nocturne, il offrait un bain chaud aux malades de ses hôpitaux et, ceint d’un linge comme le Christ, il allait lui-même essuyer leurs plaies.

Saint Théophylacte gouverna son Église dans la paix jusqu’au jour où une nouvelle persécution contre les saintes icônes fut suscitée à l’instigation du nouvel empereur Léon V l’Arménien (813-820). Dans tout l’Empire, on recommençait à détruire les icônes et à pourchasser les moines, en les soumettant aux pires avanies. En 815, le saint patriarche Nicéphore [2 juin] rassembla dans la capitale une foule de moines, d’higoumènes et d’évêques orthodoxes, parmi lesquels se trouvaient saints Euthyme de Sardes [26 déc.], Émilien de Cyzique [8 août], Joseph de Thessalonique [14 juil.], Eudoce d’Amorium, Michel de Synnades et notre Père Théophylacte. Sans craindre la colère de l’empereur, ils se présentèrent, tel un seul homme, unis par leur foi inébranlable, et lui démontrèrent le bien-fondé de la vénération des saintes icônes. Mais tous leurs efforts se heurtèrent à la mauvaise volonté du souverain et de ses théologiens de cour. En entendant leurs arguments, Léon entra dans une violente colère et ordonna de déposer le patriarche et d’exiler en différents endroits ces vaillants confesseurs. Après avoir eu la barbe arrachée et avoir été cruellement frappé, saint Théophylacte fut envoyé dans la forteresse de Strobilos, dans le thème des Cibyrrhéotes. Il y demeura pendant presque trente ans, sans pouvoir profiter de l’amnistie accordée par l’empereur Michel II lors de son avènement (820), et supporta patiemment tous les mauvais traitements en continuant de prendre soin à distance de son Église. Assidu aux longues prières de nuit pour le salut du peuple et la confirmation de l’Orthodoxie, il entretenait une vaste correspondance dans laquelle il exhortait les uns à renoncer aux avantages matériels et aux vains honneurs que procuraient les iconoclastes pour revenir à la vraie foi et prendre leur croix, et encourageait les autres à tenir bon jusqu’à la mort au moment de la confession. Dans une de ses lettres, saint Théodore Stoudite l’appelle son père : « La colonne de la vérité, le fondement de l’Orthodoxie, le gardien de la piété et le soutien de l’Église » . Malgré sa situation d’exilé, Théophylacte s’informait des besoins des pauvres et des éprouvés, afin de leur venir en aide. Quiconque l’approchait pour jouir du miel de ses paroles en était transformé et le quittait, oubliant son affliction et rendant grâce à Dieu.

Ajoutant au martyre non sanglant de la confession de la Foi celui d’une longue maladie qu’il endurait sans murmure, saint Théophylacte rendit son âme au Seigneur vers l’an 840. Lorsque la pieuse impératrice Théodora entreprit de restaurer l’Orthodoxie et de rappeler d’exil les confesseurs (843), le patriarche saint Méthode fit ramener les reliques de saint Théophylacte à Nicomédie, où elles furent déposées dans l’église Saints Cosme-et-Damien, et son nom fut placé parmi les confesseurs de la foi dans le Synodikon de l’Orthodoxie.

Tropaire du dimanche du 8ème ton

Du haut des cieux, Tu es descendu, ô Miséricordieux ! Tu as accepté les trois jours au Tombeau afin de nous libérer des passions : ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à Toi !

Tropaire du 1er dimanche de Carême, ton 2

Nous vénérons Ta très pure Image, Toi qui es bon, en implorant le pardon de nos fautes, ô Christ Dieu. Car Tu as bien voulu, dans Ta chair, monter sur la Croix, afin de délivrer ceux que Tu as créés, de la servitude de l’ennemi. Aussi, Te rendant grâce, nous Te crions : Tu as tout rempli de joie Sauveur, en venant sauver le monde.

Kondakion du 1er dimanche de Carême, ton 8

Le Verbe incirconscriptible du Père, fut circonscrit en s’incarnant de Toi, ô Mère de Dieu. Restaurant sous son ancien aspect l’image souillée, Il la mêla à la Divine beauté. Mais confessant le salut, nous le représentons en actes et en paroles.

ÉPITRE DU JOUR

Hébr. XI, 24-26,32-XII, 2

Frères, à cause de sa foi, Moïse, « devenu grand », refusa d’être appelé fils d’une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître l’éphémère jouissance du péché : tel un bien supérieur aux trésors de l’Égypte lui parut « l’opprobre du Christ », car il avait les yeux fixés sur la récompense. Et que dire de plus ? Car le temps me manquerait si je voulais parler en détail de Gédéon, de Barak, de Samson et de Jephté, de David ainsi que de Samuel et des Prophètes, eux qui, grâce à leur foi, conquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent leur vaillance au combat, mirent en fuite des armées d’étrangers. Par la foi, certains ont ressuscité pour des femmes leur enfant mort ; d’autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres encore ont subi la dérision, les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison. On les a lapidés, sciés, torturés, livrés par le glaive à la mort. Ou bien, ils durent aller çà et là, sous des toisons de chèvres ou des peaux de moutons, dénués, opprimés, maltraités. Eux, que le monde n’était pas digne d’accueillir, ils ont erré dans les déserts et sur les monts, habitant les cavernes, les trous de la terre. Néanmoins, tous ceux-là, tous ces martyrs de la foi, n’ont pas bénéficié de ce que Dieu avait promis, puisqu’il avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection. Voilà donc pourquoi, nous aussi, entourés que nous sommes d’une si grande foule de témoins, débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et d’abord du péché qui nous entrave ; alors, nous pourrons courir avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à son ultime perfection.

ÉVANGILE DU JOUR

Jn I, 43-51

Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit: Suis-moi. Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre. Philippe rencontra Nathanaël, et lui dit: Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. Nathanaël lui dit: Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? Philippe lui répondit: Viens, et vois. Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n’y a point de fraude. D’où me connais-tu? lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. Nathanaël répondit et lui dit: Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. Jésus lui répondit: Parce que je t’ai dit que je t’ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

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