Il y a sept Paroles du Christ en Croix, rapportées par trois des évangélistes : une par Marc (1) ; trois par Luc (2), (3) et (4) ; et trois par Jean (5), (6) et (7). Chacun racontant l’épisode à sa façon, ils se complètent mutuellement.
Ce récitatif réunit, en une seule pièce, les deux dernières paroles (6) et (7) proférées par le Christ au moment même d’expirer.
« J’ai soif »
Jésus le dit pour « accomplir » l’Écriture, car le Psaume 69/68, 22 dit : « Dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre. » Il fallait que cela ait lieu, puisque, comme Il l’a dit, Il est venu non pas abolir, mais accomplir l’Écriture, la mener à son achèvement (Mt 5, 17).
« Reposant sa tête »
Lui qui avait dit : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, le Fils de l’Homme, lui, n’a pas où reposer sa tête » – c’est à la Croix qu’Il peut enfin le faire, en même temps qu’Il transmet et livre le Souffle.
« Il livra le souffle »
« Le feu qu’Il est venu jeter sur la terre, et dont il lui tardait tant qu’il fût déjà allumé » (Lc 12, 49) : maintenant, Jésus le livre. Il s’en dépouille et peut enfin se reposer – sa mission est totalement accomplie.
Puis, après ses deux nuits au tombeau et dès le premier soir de sa Résurrection, apparaissant au milieu de ses apôtres, Jésus leur transmettra l’Esprit/Souffle (Jn 20, 19-22) avec le geste de souffler, puis, les ayant armés de cette force, Il les enverra aussitôt à la mission – comme le Père l’avait envoyé Lui.