23/10/2017
Actualités
Page d'accueil > Non classé > Compte rendu d’un pèlerinage sur les pas de saint Martin organisé par la Fraternité orthodoxe de l’Ouest

Compte rendu d’un pèlerinage sur les pas de saint Martin organisé par la Fraternité orthodoxe de l’Ouest

Candes_St_Martin Début juin, la Fraternité orthodoxe de l'Ouest a organisé un pèlerinage sur les pas de saint Martin. Nous vous proposons ci-dessous un compte rendu de celui-ci:

Les 4 et 5 juin, se sont retrouvés sur les bords de la Loire 55 personnes venant de différentes paroisses et communautés de l’Ouest (Tours, Angers, Nantes, Le Mans, Poitiers, Saint-Florent-le-Vieil, Caen et Orléans), ainsi que de Paris et même des Pays Bas, pour un pèlerinage sur les pas de saint Martin le Miséricordieux. Le pèlerinage, organisé par la Fraternité orthodoxe de l’Ouest, s’est déroulé dans une atmosphère fraternelle, à la fois recueillie et joyeuse, mais aussi sous le signe de l’imprévu. Le samedi matin, un certain nombre de pèlerins s’était rassemblé pour visiter la très belle abbaye de Fontevraud. C’est de là que devait partir la marche vers Candes-Saint-Martin, où en 397 le saint s’était endormi dans le Seigneur. Mais un mariage prévu dans la collégiale de Candes, nous a obligés d’inverser le circuit de la marche. C’est donc par la visite de cette église, avec le célèbre vitrail sur lequel on voit les fidèles de Tours emporter le corps du saint pour le rapatrier vers leur ville, que débuta officiellement le pèlerinage. Bénissant les pèlerins, l’archimandrite Syméon, higoumène du monastère Saint-Silouane dans la Sarthe, a brièvement rappelé que le pèlerinage manifeste concrètement notre tension vers Dieu et que nous en appelions tout particulièrement à l’intercession de saint Martin pour nous guider dans cette voie. Après une marche de deux heures par une atmosphère chaude et orageuse (l’orage tant attendu en ces jours de sécheresse devait éclater violemment en soirée pendant les vêpres), nous reprenions les voitures pour rejoindre la communauté des sœurs bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre où nous étions nourris et hébergés. C’est là, dans la crypte de la basilique Saint-Martin qui jouxte ce monastère, que nous allions célébrer les vêpres et une prière d’intercession adressée au saint, puis vénérer ses reliques. C’est là également qu’une sœur devait nous rappeler les événements essentiels de la vie de saint Martin.


Paroisse_St_Martin (1) Le lendemain, il était prévu que la divine liturgie se déroulerait dans la même crypte. Mais un concours de circonstances imprévu nous a obligés de nous déplacer vers la petite église de la paroisse orthodoxe Saint-Martin-le-Miséricordieux (rue Eupatoria). La liturgie a été présidée par le père Syméon, avec la concélébration du père Pascal Otabela Ngono, recteur de la paroisse, et du père Marc Génin de la paroisse Saint Jean de San-Francisco à Asnières. Sont venus se joindre aux pèlerins le père Jean-Clément Jollet, recteur de la paroisse antiochienne Saint-Grégoire, ainsi que quelques paroissiens. Prenant appui sur le songe où le Christ apparaît à saint Martin revêtu de la moitié de sa cape qu’il a donnée au pauvre, le père Syméon s’est attaché, dans son homélie, à nous rappeler que le sens de notre vie de chrétiens était la rencontre avec le Seigneur. C’est le seul but qu’il faut poursuivre sans relâche, et lorsque que nous nous tournons vers le Christ avec amour et persévérance, Il vient à notre rencontre.

Après une collation offerte par la paroisse et le déjeuner à la communauté des sœurs, nous sommes partis pour une seconde marche. Le temps d’une demi-heure envisagé pour rejoindre le monastère de Marmoutiers, fondé par saint Martin, s’est trouvé en réalité facilement doublé et surtout, dernier imprévu, le «repos», lieu où saint Martin  se retirait pour se recueillir et prier et qui lui permettait de supporter sa lourde charge d’évêque, nous est resté inaccessible. Nous avons donc chanté le tropaire et le kondakion à saint Martin devant le portail fermé. Cette halte priante devant les portes fermées du monastère était là pour nous rappeler que si pour saint Paul le Christ est « réalité » (par opposition à l’ancienne loi qui est « ombre »), nous savons que cette réalité ne nous est pas toujours immédiatement perceptible. Nous avons à la découvrir tout au long de notre pèlerinage terrestre. Pour lors, nous avons été récompensés par la beauté de la Loire que nous avons longée pratiquement tout au long du parcours. Enfin, pour ceux qui ont eu le courage de faire la marche de retour, le pèlerinage s’est terminé par une dernière vénération des reliques de saint Martin.

Photographies: le groupe des pélerins (première photographie), la célébration dans la paroisse Saint-Martin-le-Miséricordieux à Tours (deuxième).

Print Friendly, PDF & Email
Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski