Le métropolite de Volokolamsk Hilarion a déclaré que le patriarche de Moscou et de toute la Russie n’avait pas discuté avec le cardinal Pietro Parolin de la possibilité d’une rencontre avec le pape de Rome. « À l’heure actuelle, de telles idées n’ont été émises ni par l’une, ni par l’autre des parties », a-t-il déclaré aux journalistes, répondant à la question si la possibilité d’une rencontre en Italie du patriarche et du souverain pontife avait été examinée. « Nous avons pour le moment de grandes tâches à accomplir, qui ont été établies lors de la rencontre de la Havane », a-t-il remarqué. « Une nouvelle étape dans le développement de nos relations a commencé, remplie d’événements très importants. Cela a été rendu possible parce que, à La Havane, nous avons accordé nos positions sur des problèmes d’actualité très importants » a déclaré de son côté le patriarche Cyrille mardi à Moscou. « Les positions communes nous donnent la possibilité d’établir les plans correspondants et de leur donner un réel contenu » a ajouté le patriarche. Celui-ci a souligné que l’événement le plus important suite à la rencontre de La Havane avait été la venue des reliques de saint Nicolas en Russie. Le cardinal Pietro Parolin a confirmé les propos du patriarche. Il a souligné que la rencontre de La Havane a réellement donné une nouvelle impulsion aux liens des deux Églises. Le cardinal a exprimé l’espoir que sa visite en Russie sera une « petite brique » dans la construction des nouvelles relations. Quant au patriarche Cyrille, il considère que les Églises catholique et orthodoxe doivent accorder ensemble l’aide humanitaire aux pays du Proche-Orient. « Notre Église prend activement part à l’aide humanitaire aux victimes du conflit en Syrie et dans les autres pays du Proche-Orient. Dans ce travail, il est très important de s’appuyer sur le soutien plus large de toute la communauté chrétienne », a déclaré le patriarche lors de la rencontre avec le secrétaire d’État du Vatican. « J’estime que les relations mutuelles de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique sur le plan de la réalisation de l’aide à ceux qui souffrent dans le conflit au Proche-Orient serait un très important facteur unifiant », a précisé le primat. Celui-ci a déclaré qu’en développant la coopération dans le domaine humanitaire, on peut créer la base de projets communs liés au soutien de ceux qui sont impliqués dans les conflits armés auProche-Orient. Pour sa part, le prêtre Igor Kovalevsky, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques romains de la Fédération de Russie, avait déclaré le 17 août que, selon lui la Russie n’était pas prête à recevoir le souverain pontife : « Personnellement, je ne soutiendrais pas cette visite, étant donné que notre société n’est pas encore mûre pour recevoir le pape de Rome. Il ne faut pas précipiter les événements ». Selon lui, la rencontre du souverain pontife et du patriarche constituait déjà « une très grande avancée ».

Sources : 1, 2, 3 et 4

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