Les Roumains de Paris ont célébré la fête nationale roumaine à l’Arc de Triomphe et à la cathédrale métropolitaine

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La fête nationale roumaine a été célébrée le vendredi 30 novembre 2018 par les Roumains de Paris à l’Arc de Triomphe et à la cathédrale métropolitaine de la capitale. Auprès de la tombe du soldat inconnu, les Roumains et les Moldaves ont célébré le centenaire de la Grande Union en présence de l’évêque vicaire Marc de Neamț et de plusieurs personnalités officielles. Étaient présents Son Excellence Luca Niculescu, ambassadeur de la Roumanie à Paris, et son Excellence Emil Druc, ambassadeur de la République de Moldavie en France. Dans le cadre de la cérémonie ont été chantés l’hymne roumain, l’hymne « La ronde de l’Union » et l’hymne national français. Après la cérémonie à l’Arc de Triomphe, l’évêque Marc de Neamț, avec plusieurs prêtres et diacres d’Île de France ont célébré un Te Deum à la cathédrale roumaine de Paris, à l’occasion de la fête nationale de la Roumanie. Dans son allocution, l’évêque Marc a déclaré : « Nous avons tous participé ce soir à la cérémonie fortement émouvante à l’Arc de Triomphe, où étaient hissés les drapeaux roumains et français. Cette année, nous avons fêté le centenaire de la Grande Union, mais aussi les cent ans de la signature de l’armistice qui a mis fin à la Première guerre mondiale, des événements d’une importance particulière, qui sont liés les uns aux autres ». L’évêque vicaire a rappelé que la fin des quatre années de guerre, au cours desquelles de nombreux militaires et civils ont été tués, de nombreux pays, dévastés, a permis ensuite que la Roumanie réintègre ses frontières très désirées depuis des siècles. « Si nous revenions à cent ans en arrière, nous pourrions trouver une image pleine de joie, mais aussi une autre de tristesse, lorsque l’on parle des veuves avec des millions d’enfants restés orphelins en raison des atrocités de la guerre. La joie n’était pas pure, mais un mélange de deuil et de revanche ». « Cependant », a continué l’évêque Marc, « ces victoires sur les champs de bataille nous on permis aujourd’hui de vivre dans nos patries, et elles nous rappellent la seule victoire, celles de l’amour sur la haine, du Christ sur la mort, et le champ de bataille est dans chacun de nous ». « C’est une lutte qui se conduit jour par jour, nous avons tous une expérience de haine qui s’enracine souvent dans nos cœurs, le jugement du prochain, l’incompréhension de l’autre. C’est ainsi que cette guerre a lieu dans notre cœur, la seule bataille qui compte vraiment. C’est la bataille de l’amour et du pardon que nous devons chacun mener pour la victoire du Christ », a conclu le hiérarque.

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Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.