Jean Charmois, orthodoxe, nous entraîne à la découverte des Pères, ces pasteurs des premiers temps. Au cours des émissions, beaucoup d’extraits de textes des Pères qui nous sont parvenus sont lus et commentés.
Cette émission ouvre une nouvelle série en posant un constat décisif : l’histoire chrétienne du premier millénaire a été transmise presque exclusivement à travers des figures masculines, non parce que les femmes auraient été absentes, mais parce qu’elles ont œuvré dans des espaces moins visibles. Elle propose de redonner voix à cette « autre moitié » du christianisme : les femmes et mères spirituelles de l’Église indivise. Loin d’un anachronisme féministe, la démarche vise à restituer l’épaisseur réelle de la tradition. Dès l’Évangile, Jésus introduit une révolution relationnelle en reconnaissant pleinement les femmes comme interlocutrices, disciples et témoins. La foi chrétienne naît ainsi d’une parole confiée à celles qui n’avaient pas droit au témoignage public. Cette donnée fonde une théologie du témoignage, de la relation et de la fidélité. La maternité
spirituelle apparaît comme une forme majeure de ressemblance au Christ.
La mémoire de ces femmes devient alors un acte de justice et de gratitude.