Trois enseignements du patriarche de Roumanie Daniel sur le Carême

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Partageant ses réflexions sur le texte évangélique lu le dimanche de l’expulsion d’Adam du paradis, le patriarche Daniel a insisté sur les trois enseignements qui suivent  au sujet du Carême :

  1. Pardonner : « le pardon des fautes de notre prochain afin que Dieu nous pardonne nos propres fautes »
  2. Comment jeûner : « ne soyons pas tristes comme les hypocrites, et ne montrons pas aux hommes que nous jeûnons, parfumant notre tête et lavant notre visage, car le Père dans le ciel verra le sacrifice de notre jeûne et nous récompensera »
  3. Se libérer de l’avidité pour les biens matériels – « N’amassez pas de trésors sur la terre, où la mite et la vermine détruisent et où les voleurs perforent et cambriolent »

Le patriarche a insisté sur ces paroles de l’évangile lu le dimanche : « Là où est votre trésor, là sera aussi votre cœur ». « Pourquoi pardonner ? » a-t-il Revenant sur le premier des trois enseignements susmentionnés, le primat a expliqué que « le pardon est le bon commencement de la période du carême ». Pourquoi ? « Parce qu’en pardonnant aux autres, on cultive l’humilité et la liberté intérieure de l’homme qui souhaite vivre dans l’amour miséricordieux de Dieu ». « Lorsque nous pardonnons, nous nous libérons d’un état de tristesse, de haine ou d’hostilité envers quelqu’un. Si nous pardonnons, nous sommes libres dans notre âme et nous pouvons prier véritablement et montrer que nous désirons l’amour miséricordieux de Dieu afin que nos péchés soient pardonnés ». « Le pardon des péchés de nos semblables est la condition pour que Dieu aussi nous pardonne nos péchés » a souligné le patriarche. Celui-ci a expliqué que « par le pardon des péchés on reconnaît que la personne concernée ne doit pas être réduite aux mauvaises actions qu’elle a commises à un certain moment où elle a contrarié quelqu’un, car la personne peut faire aussi beaucoup de bien ». « Le pardon des péchés du prochain implique souvent la crucifixion de son propre égoïsme et l’ouverture de la porte vers la résurrection, vers un nouvel état de communication et de communion de l’homme avec Dieu et ses semblables » a fait remarquer le primat. Comment jeûner ? « Il faut jeûner dans un état de joie, non de tristesse », a recommandé le patriarche Daniel, ajoutant que l’on peut savoir si notre jeûne est véritable et sanctifiant « par le fait que nous avons humilité et joie dans notre âme… L’âme de l’homme qui jeûne devient humble et joyeuse. Il constate ensuite qu’il se nourrit plus par l’amour miséricordieux de Dieu au moyen de la prière que par la consommation d’aliments limités et éphémères ». « Le jeûne doit être compris non comme une obligation, mais comme l’offrande de sa liberté, comme la joie, une offrande de soi à Dieu, comme une reconnaissance pour le don de vie et comme un désir de sanctifier sa vie ». Le patriarche a précisé que par cette offrande, nous montrons que nous aimons plus Celui qui donne que Ses dons. « Nous montrons que nous aimons Dieu plus que Ses dons matériels que nous consommons. Nous nous confions à Lui, parce qu’Il est la Source de notre vie ». Concernant la libération de l’avidité de biens matériels, le patriarche a constaté : « Souvent, nous devenons les esclaves des biens matériels par la convoitise, par le désir de dominer les autres, par le désir de nous affirmer de façon égoïste dans le rapport aux autres « , ajoutant que « le jeûne ne se réfère non pas seulement à l’abstinence de nourriture mais à l’abstinence de tout ce qui diminue notre amour de Dieu et de nos semblables ». « Le jeûne est un travail de libération de l’avidité pour les biens matériels, limités et éphémères, pour nous unir par une prière plus intense avec le Dieu illimité et éternel, la Source de vie et de la joie éternelle ». « Nous devons amasser des trésors dans l’âme, non autour de nous, des trésors spirituels : l’humilité, une foi forte, l’amour de Dieu et de son prochain, la miséricorde, la bonté, la pureté, la sanctification ». À la fin de son homélie, le patriarche a recommandé à être attentif aux trois grandes fautes en raison desquelles Adam a été expulsé du paradis : « Pourquoi Adam a-t-il été expulsé du paradis ? Parce qu’il n’a pas obéi à Dieu, il n’a pas jeûné, c’est-à-dire qu’il ne s’est pas abstenu et ne s’est pas repenti après avoir péché, mais a attribué la faute à la femme qui lui avait été donnée par Dieu, tandis que la femme l’a attribuée au serpent ». Le patriarche a expliqué que la pénitence guérit la tendance de l’homme pécheur, depuis Adam et Ève, de s’excuser lui-même et d’accuser les autres : « La période du jeûne uni à la prière est la période dans laquelle nous nous jugeons nous-mêmes, non les autres, nous voyons nos propres fautes, nos lacunes, nos déficiences, nos défauts, non ceux des autres », ajoutant que « le péché est l’existence égoïste et arrogante ». En conclusion, le primat a exhorté à être « miséricordieux et humble afin de ressembler à Dieu, pour atteindre la joie et la gloire de la Résurrection du Seigneur, la joie de la résurrection de notre âme de sa mort provoquée par le péché ».

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