30/05/2017
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Le patriarche de Géorgie : « La vérité sur l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé doit être connue du peuple »

Le patriarche de Géorgie : « La vérité sur l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé doit être connue du peuple »

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II considère que la situation complexe créée autour du patriarcat est non seulement le problème de l’Église, mais aussi celui de l’État. La question de la confrontation qui a surgi au sein du Patriarcat a commencé à être discutée à la fin de l’an passé déjà. Afin de résoudre le conflit au sein de l’Église, en décembre 2016, a été convoquée la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, mais un consensus n’a pas été atteint. L’arrestation de l’archiprêtre Georges Mamaladzé a provoqué une nouvelle vague de confrontations et d’accusations mutuelles au sein du clergé géorgien et des personnalités haut placées du Patriarcat de Géorgie. Les observateurs mentionnent que le scandale autour du Patriarcat gagne du terrain et peut se transformer en une sérieuse crise politique en Géorgie. Après un traitement médical et une opération en Allemagne, le patriarche Élie II est revenu à Tbilissi. II a déclaré que le Patriarcat étudiait l’affaire Mamaladzé avec les autorités géorgiennes. Le Parquet géorgien avait promis auparavant que, après le retour du patriarche, les preuves de la faute du clerc arrêté seraient publiées. Néanmoins, le Parquet s’abstient jusqu’à maintenant de révéler les détails. « Ces deux dernières semaines, l’état de ma santé est resté très complexe. J’ai été obligé de me rendre en Allemagne et de m’y faire soigner. Une opération assez compliquée a eu lieu. À ce moment s’est créée une situation très étrange, l’Église de Géorgie ne se rappelle pas d’un cas semblable. Ce problème n’est pas seulement celui de l’Église, mais aussi le problème du peuple et celui de l’État. Aussi, les autorités doivent-elles s’impliquer activement dans l’examen de cette question » a déclaré le patriarche de Géorgie. Cette déclaration du patriarche a été faite après sa rencontre avec les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie. Ceux-ci, sur l’initiative du patriarche, ont procédé à une rencontre, dont le thème principal était l’affaire Mamaladzé, en présence du président géorgien Guiorgui Margvelachvili. « Il y a déjà des échos venus de l’étranger, on demande ce qui se passe en Géorgie. Nous n’avons pas de position définie [du Parquet], même pas les résultats préliminaires de l’enquête, c’est pourquoi les autorités doivent aider. L’enquête commune de l’État et de l’Église doit être réalisée, et nous devons donner une réponse au peuple, qui est inquiet. Je pense que tout finira par s’éclaircir, mais chaque événement doit être appelé par son nom, pour la tranquillité publique », a souligné le patriarche Élie II. « En Géorgie est transgressée la présomption d’innocence », a déclaré de son côté le président Margvelachvili, commentant l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé, qui est accusé d’avoir préparé le meurtre d’un représentant haut placé du Patriarcat. En fonction des intérêts de l’enquête, de la défense de Mamaladzé, il a été interdit de parler des détails de l’affaire, alors qu’en même temps, l’accusation fait périodiquement des déclarations aux médias. Les avocats de l’archiprêtre se sont déjà adressés, à deux reprises, au Parquet principal de Géorgie, pour demander la levée de l’interdiction existante. « Nous devons donner à toutes les parties la possibilité de prouver leur vérité, leur version de la vérité à ce sujet. Nous devons donner la possibilité aux structures de défense des droits de l’homme de faire leur travail sans immixtion politique. Je veux rappeler à tous qu’aujourd’hui, en Géorgie, la présomption d’innocence est transgressée. La possibilité doit être donnée au père Georges et aux avocats de faire connaître à l’opinion publique leur vérité sur cette affaire », a déclaré le président. Le chef d’État a rencontré le catholicos-patriarche Élie II et les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe géorgienne. Le thème principal de la réunion, organisée sur l’initiative du patriarche était l’affaire de l’archiprêtre Mamaladzé. « J’ai assisté à une discussion très ouverte et intéressante concernant les événements qui se développent autour de l’Église. Le patriarche a dirigé cette réunion très importante. Le patriarche et les évêques parlent ouvertement de difficultés essentielles », a déclaré le président Margvelachvili. L’archiprêtre Mamaladzé a été arrêté sur l’aéroport de Tbilissi le 10 février, alors qu’il se rendait à Berlin, à la clinique où avait lieu le traitement du catholicos-patriarche et se trouvait son entourage proche. Le Parquet affirme que du cyanure a été trouvé dans les bagages de l’archiprêtre, avec lequel celui-ci voulait empoisonner « une personne proche du Patriarcat ». Mamaladzé a été placé dans une cellule de détention provisoire dans l’établissement pénitentiaire N°9 de Tbilissi. Le soir du 17 février, il a été transféré dans la clinique cardiologique Tchapidzé après avoir subi un malaise et perdu connaissance. Selon les médecins, la cause de l’hospitalisation de l’archiprêtre était une pneumonie. Il reste jusqu’à présent dans la clinique. Selon les dernières informations, l’archiprêtre Georges Mamaladzé a été transporté à la clinique « Aversi ». Les avocats de Mamaladzé ont communiqué précédemment que « représentant haut placé du Patriarcat » dont il est question dans l’acte d’accusation est la secrétaire administrative du patriarche, Shorena Tetruashvili. Selon le nouvel avocat de l’archiprêtre Mamaladzé, Mikhail Ramishvili, qui a souligné qu’il n’avait pas signé de déclaration de non divulgation, le père Georges Mamalidzé donnera très prochainement un témoignage complet, c’est-à-dire qu’il rompra le silence. Selon l’avocat, l’information dont dispose l’archiprêtre Georges Mamaladzé met en doute la licéité des accusations formulées à son égard. « Nous considérons que le père Georges n’est pas coupable, il a une certaine base d’information qui met en doute la licéité de ce qui lui est attribué » a conclu Ramishvili.

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Jovan Nikoloski