1er novembre (ancien calendrier) / 14 novembre (nouveau)

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1er novembre (ancien calendrier)/14 novembre (nouveau)

Jour de jeûne

Saints anargyres et thaumaturges Côme et Damien et leur mère sainte Théodote (IIIème s.) ; saint Bénigne de Dijon, apôtre de la Bourgogne (178) ; saint Austremoine, premier évêque de Clermont (vers 300) ; saints hiéromartyrs Jean, évêque, et Jacques, prêtre, qui ont souffert en Perse (vers 345) ; saintes martyres Cyrienne et Julienne de Cicilie (305-311) ; saint Marcel, évêque de Paris (IVème s.) ; saint Vigor, évêque de Bayeux (538) ; saint martyr Herménégilde le Goth (586) ; saint Lézin, évêque d’Anger (VIème s.) ; saints martyrs Césaire, Dacios, Sabinien, Aggripa, Sabbas, Adrien et Thomas (VIIème s.) ; saint Génès, évêque de Lyon (678) ; saint Césaire, évêque de Clermont (VIIème s.) ; saint David, ascète dans l’île d’Eubée (1589) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexandre (Smirnov) et Théodore (Remizov), prêtres (1918), Alexandre (Chalaya) et Démètre (Ovetchkine), prêtres, Elisabeth (Samovsky) (1937), Pierre (Ignatov) (1941).

SAINTS ANARGYRES ET THAUMATURGES CÔME ET DAMIEN

Frères selon la chair, saint Côme et saint Damien étaient originaires de la province d’Asie (région d’Éphèse). Leur père, un noble païen, embrassa la foi chrétienne quelque temps après leur naissance, mais sa mort prématurée laissa les deux enfants aux seuls soins de leur pieuse mère, Théodote. Chrétienne depuis son enfance, celle-ci s’appliqua à élever ses deux fils dans la piété, s’efforçant de les inciter à imiter ses vertus. Côme et Damien furent instruits dans les diverses sciences du temps, toutefois ils abandonnèrent bientôt ces vaines connaissances pour s’adonner à l’art médical. À l’image des apôtres que le Christ envoya en mission (Mt 10), ils reçurent le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toutes sortes de maladies, sans autre remède que la prière. Ayant reçu gratuitement la grâce du Saint-Esprit, ces nouveaux apôtres soignaient sans distinction les riches comme les pauvres, les étrangers comme leurs proches, sans jamais demander quoi que ce soit en contrepartie. Leur charité était telle, qu’ils prodiguaient également leurs bienfaits aux animaux. Bien que versés dans la science médicale, ils n’utilisaient en guise de remède, de bistouri ou d’emplâtre que le Nom vivifiant du Christ, joignant à la guérison la prédication de l’Évangile du Salut, si bien que c’était le Christ-Médecin lui-même qui continuait en eux son œuvre et guérissait les âmes et les corps. On accourait de tous les horizons vers leur demeure, et chacun y trouvait guérison et réconfort à la mesure de sa foi.

Saint Damien, le plus jeune des deux frères, s’endormit le premier en paix, suivi quelque temps plus tard par son frère Côme. Par la suite, des multitudes de chrétiens ne cessèrent d’affluer vers l’église qui avait été bâtie à l’emplacement de leur tombeau, au lieu-dit Féréman. Pour les malades qu’on amenait là et qu’on laissait séjourner plusieurs jours dans l’église au milieu des prières et des supplications, les précieuses reliques et l’icône des saints devenaient source abondante de guérison ou bien réconfort pour supporter avec patience et espérance la maladie que Dieu avait permise pour le salut de son âme.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints anargyres, ton 8

Saints anargyres et thaumaturges Côme et Damien, prenez soin de nos infirmités. Gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous.

Kondakion des saints anargyres, ton 2

Ayant reçu la grâce des guérisons, déployez la santé sur ceux qui en ont besoin, illustres médecins thaumaturges, renversez aussi par votre visite l’audace des ennemis, guérissant le monde par vos miracles.

ÉPITRE DU JOUR

2 Thess. II, 1-12

Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ et notre réunion avec lui, nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre qu’on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là. Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous ? Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc XI, 42-46

Mais malheur à vous, pharisiens! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu: c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses. Malheur à vous, pharisiens! Parce que vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous! parce que vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas, et sur lesquels on marche sans le savoir. Un des docteurs de la loi prit la parole, et lui dit: Maître, en parlant de la sorte, c’est aussi nous que tu outrages. Et Jésus répondit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi! parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts.

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