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Jour de jeûne

Saint Maxime le Confesseur (662) ; saints Eugène, Candide, Valérien et Aquilas, martyrs à Trébizonde en Asie Mineure (IIIème s.) saint Patrocle, martyr à Troyes (273) ; saint Néophyte, martyr à Nicée (vers 305) ; sainte Agnès, vierge, martyre à Rome (vers 304) ; saint Anastase, compagnon de saint Maxime le Confesseur, martyr (662) ; saint Aptat, évêque de Metz (vers 707-715) ; saint Maxime le Grec, (1556) ; saint Élie (Berezovsky), prêtre (1938).

SAINT MAXIME LE CONFESSEUR

Journée d’études sur saint Maxime le Confesseur le 6 février à la Faculté de théologie catholique de StrasbourgSaint Maxime naquit en 580, au sein d’une illustre famille de Constantinople. Doué d’une intelligence exceptionnelle et de rares capacités pour les hautes spéculations philosophiques, il fit de brillantes études et entra dans la carrière politique. À son avènement au trône, en 610, l’empereur Héraclius, discernant sa valeur et appréciant ses vertus chrétiennes, mit Maxime à la tête de sa chancellerie (protasékretis). Honneurs, pouvoir et richesses ne pouvaient cependant éteindre en lui le désir, qu’il entretenait secrètement depuis sa jeunesse, de mener une vie conforme à la vraie philosophie. Au bout de seulement trois ans, il abandonna sa charge et les vaines distinctions du monde, et devint moine au monastère de la Mère de Dieu de Chrysopolis, près de Constantinople. Admirablement préparé au combat spirituel par la méditation de l’Écriture sainte et l’étude des Pères de l’Église, il progressa rapidement sur l’échelle des vertus, qui conduit à la bienheureuse impassibilité. Il maîtrisait avec science les élans de la convoitise par l’ascèse, l’irritation par la douceur et, libérant ainsi son âme de la tyrannie des passions, il nourrissait son intelligence par la prière, en s’élevant paisiblement vers les hauteurs de la contemplation. Dans le silence de sa cellule, penché sur l’abîme de son cœur, il considérait en lui-même le grand Mystère de notre Salut selon lequel, poussé par son amour infini des hommes, le Verbe de Dieu condescendit à s’unir à notre nature, séparée de Dieu et divisée contre elle-même par l’amour égoïste de soi, afin de la ramener à l’unité, de faire régner entre les hommes l’union harmonieuse de la charité fraternelle, et de leur ouvrir la voie de l’union avec Dieu, car Dieu est amour (1 Jn 4, 16). Après avoir passé ainsi une dizaine d’années dans l’hésychia, il s’installa, avec son disciple Anastase, dans le petit monastère de Saint-Georges à Cyzique, où il commença à rédiger ses premières œuvres : des traites ascétiques sur la lutte contre les passions, la prière, l’impassibilité et la sainte charité. Mais, en 626, l’offensive conjuguée des Avars et des Perses sur Constantinople, qui allait être repoussée grâce à l’intervention miraculeuse de la Mère de Dieu , contraignit les moines à se disperser. Un nouveau mode de vie s’ouvrait pour saint Maxime : l’errance pour la cause de la vérité. Il lui fallait désormais porter témoignage de la charité divine, par sa conduite et ses écrits, dans un monde byzantin au bord de la catastrophe à la suite des invasions perses. Il séjourna quelque temps en Crète, où il commença le combat pour la foi orthodoxe en affrontant des théologiens monophysites, passa ensuite à Chypre et parvint finalement à Carthage, en 632, où il fit connaissance et se rangea sous la direction spirituelle de saint Sophrone [11 mars], grand connaisseur de la tradition monastique et théologien renommé pour son orthodoxie, qui séjournait au monastère d’Eukrata avec d’autres moines réfugiés de Palestine après la prise de Jérusalem par les Perses.

Pendant cette période (626-634), avant de s’engager dans la lutte pour la foi, saint Maxime put approfondir, comme nul autre avant lui, la doctrine de la divinisation, en exposant les fondements philosophiques et théologiques de la spiritualité orthodoxe. En de profonds et difficiles traités sur les passages obscurs de l’Écriture sainte, sur les difficultés de saint Denys l’Aréopagite et saint Grégoire le Théologien, et sur la Divine Liturgie, il dresse une grandiose synthèse théologique selon laquelle l’homme, placé par Dieu dans le monde pour être le prêtre d’une liturgie cosmique, est appelé à rassembler les raisons (logoi) de tous les êtres pour les offrir au Verbe divin, leur Principe, en un dialogue de libre amour ; de sorte qu’en accomplissant le dessein pour lequel il a été créé, son union à Dieu, il amène aussi l’univers entier à sa perfection dans le Christ, le Dieu-homme.

Depuis son accession au trône, Héraclius s’était efforcé de réorganiser l’Empire ébranlé et de préparer la contre-offensive contre les Perses par une série de réformes administratives et militaires, et surtout de rétablir l’unité des chrétiens, pour éviter que les monophysites ne se tournent vers les Perses ou vers les Arabes. Le patriarche de Constantinople, Serge, chargé par l’empereur de trouver à cette fin une formule dogmatique de compromis, susceptible de satisfaire les monophysites sans renier le Concile de Chalcédoine, proposa la doctrine du monoénergisme, selon laquelle la nature humaine du Christ serait restée passive et neutre, son énergie propre ayant été absorbée par l’énergie du Verbe de Dieu. En fait, il ne s’agissait que d’un monophysisme à peine déguisé, où l’on remplaçait le terme « nature » par celui d’« énergie ». En 630, l’empereur nomma Cyrus de Fasis patriarche d’Alexandrie, avec la mission de réaliser l’union avec les monophysites, particulièrement nombreux en Égypte. Aussitôt l’union signée (633), alors que dans les tavernes d’Alexandrie le peuple se vantait d’avoir gagné les chalcédoniens à la cause monophysite, saint Sophrone éleva seul la voix pour défendre les deux natures du Christ. Il se rendit à Alexandrie auprès de Cyrus qui, voulant éviter une lutte ouverte, le renvoya vers Serge, à Constantinople. Après de longues discussions sans résultat réel, Sophrone se vit interdire de soulever davantage le débat sur les natures et les énergies. Il regagna la Palestine, où il fut accueilli par le peuple comme le soutien de l’Orthodoxie et fut élu patriarche de Jérusalem, au moment même où les Arabes envahissaient le pays et commençaient une série de conquêtes qui allaient plus que jamais mettre l’Empire en péril. Sitôt élu, saint Sophrone publia une Lettre encyclique, dans laquelle il précisait que chaque nature ayant son énergie propre, une est la Personne du Christ mais deux sont ses natures et ses opérations (énergies).

Pendant ce temps, resté à Carthage, saint Maxime entrait discrètement dans la lutte dogmatique pour soutenir son père spirituel et, sans s’opposer à l’interdiction de parler des deux énergies, il montrait avec finesse que « Le Christ opère humainement ce qui est divin, par ses miracles, et divinement ce qui est humain, dans sa Passion vivifiante ». Mais quand, en 638, Héraclius publia un édit (l’Ecthésis) confirmant l’interdiction de parler des deux énergies et imposant à tous de confesser une seule volonté dans le Christ (monothélisme), le moine dut sortir de sa réserve et passer désormais à la confession publique de la vérité. Car, saint Sophrone étant mort la même année, Maxime était alors regardé par tous comme le porte-parole le plus autorisé de l’Orthodoxie. Comme à l’époque de saint Athanase ou de saint Basile, le soutien de la vraie foi dépendit alors d’un seul homme.

Dans une abondante correspondance, adressée au pape de Rome, au souverain et aux personnages influents de l’Empire, et dans des traités d’une profondeur inégalée, Maxime le Sage montra que le Verbe de Dieu, par un amour et un respect infinis pour sa créature, a assumé la nature humaine dans toute son intégrité, sans rien altérer de sa liberté. Libre de reculer devant la Passion, Il s’est soumis volontairement, en tant qu’homme, à la volonté et au dessein divin, nous ouvrant ainsi la voie du Salut (Mt 26, 39) par la soumission et l’obéissance. Parfaitement unie à l’absolue liberté de Dieu dans la Personne du Christ, la liberté humaine s’est trouvée ainsi restaurée dans son mouvement naturel vers l’union avec Dieu et avec les autres hommes par la charité. Ce que l’expérience de la prière et de la contemplation lui avait permis d’entrevoir, Maxime pouvait désormais l’exposer, en fondant la doctrine de la divinisation de l’homme sur la théologie de l’Incarnation. Nul autre Père de l’Église n’avait jusque-là poussé aussi loin l’examen de la liberté humaine et de son union avec Dieu, dans la Personne du Christ comme chez les saints. Avec saint Maxime, la doctrine orthodoxe de l’Incarnation trouve son exposé le plus complet ; il ne restera, quelque temps après, à saint Jean Damascène qu’à la présenter de manière plus accessible, pour la livrer aux générations à venir comme une tradition immuable.

Serge de Constantinople mourut en 638 et le nouveau patriarche, Pyrrhus, se fit le promoteur ardent de la nouvelle hérésie. Cependant, malgré les pressions, une grande partie des chrétiens résistait a l’application du décret impérial et, un peu avant de mourir (en 641), Héraclius dut reconnaître l’échec de sa politique religieuse. Pyrrhus, tombé en disgrâce au moment de la succession, s’enfuit en Afrique et affronta saint Maxime à Carthage, dans une dispute publique sur la Personne du Christ (645). Exposant le Mystère du Salut avec une argumentation d’une rigueur infaillible, le saint moine réussit à faire reconnaître ses erreurs au patriarche qui proposa finalement d’aller en personne à Rome pour jeter l’anathème sur le monothélisme devant le tombeau des Apôtres. Toutefois, peu de temps après, il retourna à son vomissement (2 Pi 2, 22) et s’enfuit à Ravenne. Le pape Théodore l’excommunia aussitôt et condamna pour hérésie son successeur sur le trône de Constantinople, Paul. En réaction contre cette intervention du pape et craignant qu’une rupture ouverte avec Rome n’aggravât la situation politique, devenue plus que jamais précaire à la suite de la conquête de l’Égypte par les Arabes, l’empereur Constant II (641-668) publia le Typos (648) qui interdisait à tout chrétien, sous peine de châtiment sévère, de discuter des deux natures et des deux volontés. On commença alors à poursuivre et à persécuter les orthodoxes, surtout les moines et les amis de saint Maxime. Celui-ci rejoignit à Rome le nouveau pape, Martin Ier [13 avr.], qui était fermement décidé à soutenir la vraie foi, et il fut l’inspirateur du concile du Latran (649) qui condamna le monothélisme et rejeta l’édit impérial. Irrité au plus haut point par cette résistance, l’empereur envoya alors un exarque à Rome à la tête d’une armée (653). Ils arrêtèrent le pape malade et impotent, et le conduisirent au prix de mille sévices à Constantinople, où il fut jugé comme un criminel, outragé publiquement et de là fut conduit en exil à Cherson, où il mourut dans la situation la plus lamentable, en septembre 655.

Quant à saint Maxime, il avait été arrêté, un peu avant Martin, avec son fidèle disciple Anastase et un autre Anastase, apocrisiaire (légat) du pape [20 sept.]. Il attendit en prison de longs mois avant de comparaître devant le tribunal qui avait si odieusement condamné le saint prélat. On voulait présenter le jugement du chef de l’Orthodoxie comme un procès politique, aussi l’accusa-t-on de s’être élevé contre le pouvoir impérial et d’avoir favorisé la conquête de l’Égypte et de l’Afrique par les Arabes, puis on l’accusa d’avoir semé la division dans l’Église par sa doctrine. Fixé en Dieu et avec charité pour ses ennemis, le saint répondait avec un calme impassible aux calomnies et, se défendant de confesser aucune doctrine particulière, il se déclara prêt à rompre la communion avec tous les patriarcats et même à mourir, plutôt que de jeter le trouble dans sa conscience en trahissant la foi. Condamné à l’exil, il fut conduit à Byzie (Thrace), son disciple Anastase à Perbéris et l’autre Anastase à Mésembria, dans le dénuement le plus complet, mais sans perdre leur joie de souffrir ainsi pour le Nom du Seigneur dans l’attente de la résurrection.

Ayant appris au cours de son procès que le nouveau pape, Eugène Ier, était prêt à accepter une formule de compromis qui supposait une troisième énergie dans le Christ, saint Maxime écrivit une lettre dogmatique, grâce à laquelle le peuple de Rome se révolta et poussa le pape à se passer de l’accord impérial pour se faire consacrer. Comprenant alors qu’il ne pourrait pas soumettre les orthodoxes avant d’avoir gagné Maxime, l’empereur envoya vers lui l’évêque Théodose et deux habiles courtisans. Les souffrances de l’exil et le long séjour en prison n’avaient en rien fait perdre au saint confesseur la maîtrise de lui-même. Il repoussa sans peine tous leurs arguments, exposa de nouveau la doctrine orthodoxe et termina en exhortant avec larmes l’empereur et le patriarche à se repentir et à revenir à la vraie foi. Pour toute réponse, les envoyés du souverain se jetèrent sur lui comme des bêtes sauvages, l’accablèrent d’injures et le couvrirent de crachats.

Transféré à Perbéris, saint Maxime resta six ans enfermé avec Anastase, jusqu’à leur nouveau procès, en 662, devant le patriarche de Constantinople et son synode. On lui demanda : « De quelle Église es-tu donc : de Constantinople ? de Rome ? d’Antioche ? d’Alexandrie ? de Jérusalem? Car voici que toutes sont unies à nous. » Le Confesseur répondit : « L’Église catholique, c’est la droite et salutaire confession de la foi dans le Dieu de l’univers. » Menacé de la peine capitale, il répliqua : « Que ce que Dieu a déterminé avant tous les siècles trouve en moi le terme qui lui rende la gloire qu’Il a avant tous les siècles ! » Après les avoir maudits et injuriés, les membres du tribunal ecclésiastique les livrèrent, lui et ses compagnons, au préfet de la ville, qui les condamna à la flagellation et leur fit couper les organes de leur confession : la langue et la main droite. Ils furent promenés à travers la ville tout ensanglantés, puis le préfet les fit incarcérer dans des forteresses séparées, à Lazique, dans le lointain Caucase. C’est là que, le 13 août 662, à l’âge de quatre-vingt-deux ans, saint Maxime fut définitivement uni au Verbe de Dieu, qu’Il avait tant aimé et dont il avait imité la Passion vivifiante par la confession de foi et le martyre. On raconte que chaque nuit trois lampes, symbole de la sainte Trinité, s’allumaient d’elles-mêmes au-dessus de son tombeau. La relique de sa main droite est vénérée au monastère de Saint-Paul au Mont Athos.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Maxime le Confesseur, ton 8

Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.

Tropaire de saint Maxime le Grec, ton 8

Illuminé par le rayonnement de l’Esprit, sagement tu acquis l’intelligence des rhéteurs; éclairant par la lumière de la foi les coeurs des hommes enténébrés par l’ignorance, tu t’es montré, vénérable Maxime, un luminaire éclatant de l’orthodoxie; et, par ferveur pour celui qui voit tout, te faisant étranger à ta patrie, tu émigras en Russie, supportas les souffrances de la prison et la réclusion imposée par le souverain, mais la droite du Très-Haut t’a couronné et tu opères d’illustres miracles; pour nous aussi intercède constamment qui vénérons de tout coeur ta mémoire sacrée.

Kondakion de saint Maxime le Confesseur, ton 8

L’ami de la Trinité, Maxime le Grand * qui enseigna clairement la divine foi * pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, deux énergies, * vénérons-le comme il se doit, * fidèles, par des cantiques en lui disant: * Réjouis-toi, prédicateur de la foi.

Kondakion de saint Maxime le Grec, ton 8

Par les Écritures divinement inspirées et l’enseignement de la théologie, tu réfutas la fausse sagesse des mécréants; en outre progressant dans l’orthodoxie, tu montras le chemin de la connaissance véritable; charmant, tel une flûte divine, l’intelligence des auditeurs, sans cesse, admirable Maxime, tu les réjouis; aussi nous t’en supplions: prie le Christ notre Dieu d’accorder la rémission de leurs péchés aux fidèles célébrant, Père Maxime, ta sainte dormition.

ÉPITRE DU JOUR

Jc I, 1-18

Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut ! Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il l’a demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. Que le riche, au contraire, se glorifie de son humiliation ; car il passera comme la fleur de l’herbe. Le soleil s’est levé avec sa chaleur ardente, il a desséché l’herbe, sa fleur est tombée, et la beauté de son aspect a disparu : ainsi le riche se flétrira dans ses entreprises. Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment. Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. Nous vous y trompez pas, mes frères bien-aimés : toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.

He XI, 33-40 (S. Maxime)

Frères, c’est par la foi que les saints vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. Certains ressuscitèrent pour des femmes leur enfant mort ; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ; d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.

ÉVANGILE DU JOUR

Mc X, 11-16

Il leur dit: Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains.

Lc XII, 8-12 (S. Maxime)

En vérité, je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu ; mais celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu. Et quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné; mais à celui qui blasphémera contre le Saint Esprit il ne sera point pardonné. Quand on vous mènera devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz ; car le Saint Esprit vous enseignera à l’heure même ce qu’il faudra dire.

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