3 novembre
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Saints martyrs Acepismas, évêque, Joseph, prêtre et Aïthala, diacre (IVème s.) ; Dédicacе de l’église Saint-Georges à Lydda (IVème s.) ; saints martyrs Attique, Agape, Eudocie, Catérie, Istucarie, Pactovie, Nictopolion et leurs compagnons (vers 320) ; saint Papoul, prêtre à Toulouse, martyr (vers 300) ; saint Acepismas (IVème s.) ; sainte Snandulie (IVème s.) ; saint Hormizd le Confesseur (Perse, Vème s.) ; saint Pirmin, évêque évangélisateur des pays germaniques (753) ; saint Hubert, évêque de Maestricht (727) ; saint Gwenhael, abbé de Landevenec (vers 550) ; saints Achéric et Guillaume, moines dans les Vosges (IXème s.) ; saint Georges de Néapolis, prêtre, néo-martyr grec (1797) ; saints néo-martyrs de Russie : Nicolas (Dinariev), prêtre et Paul (Parfenov) (1918) ; Basile (Arkhangelsky), Pierre (Orlenkov), Basile (Pokrovsky), Alexandre (Zverev), Vladimir (Pisarev), Serge (Kedrov), Nicolas (Piatnitsky), Vincent (Smirnov), Jean (Kesarisky), Pierre (Kosminkov), Alexandre (Parousnikov), Paul (Andreev), Cosmas (Petritchenko), prêtres et Syméon (Kretchkov), diacre (1937) ; Eudocie (Safronov) (1938) ; Serge (Stanislavlev), diacre (1942).

VIE DES SAINTS MARTYRS ACEPSIMAS, JOSEPH ET AÏTHALA

La trente septième année de la sauvage persécution déclenchée par le roi de Perse Sapor II (378-379), les chefs des mages se virent attribuer le pouvoir de torturer tous les chrétiens qu’ils trouveraient et de les faire périr s’ils s’obstinaient dans la confession de leur foi. On arrêta alors Acepsimas, l’évêque de la ville de Pakâ et de la région d’Henaitâ. C’était un vénérable vieillard de quatre-vingts ans, qui montrait aux païens le chemin de la Vie par sa parole et son exemple. Il jeûnait et priait sans cesse, et versait chaque jour des larmes en abondance. Arrivé à Arbèle et interrogé par le chef des mages, le saint évêque ne chercha à se disculper d’aucune des accusations que l’on portait contre lui. « Je prêche effectivement le Dieu unique et Ami des hommes, afin que ceux-ci fassent pénitence, qu’ils délaissent les chemins de perdition et adorent le Créateur et non les créatures comme des dieux. » Le mage le fit flageller sans pitié pour son âge et le jeta dans un sombre cachot. Vers la même époque, on arrêta aussi le prêtre Joseph de Bêt-Katôbâ. C’était un vieillard de soixante-dix ans, modèle du prêtre et zélé pour la foi comme aux premiers temps de sa conversion. Le diacre Aïthala de la région de Bêt-Nuhadré fut également arrêté. Il avait soixante ans, mais gardait encore le verbe tranchant ; il brûlait de l’amour de Dieu et aimait le Christ au point de n’attendre que de souffrir pour Lui afin de vivre en Lui. Ils furent enchaînés et conduits à Arbèle pour être traduits devant le même chef des mages. Celui-ci les menaça de mort sous prétexte qu’ils abusaient le peuple par leur magie (i.e. les saints Mystères). Joseph répondit à cette accusation : « Nous ne sommes pas des sorciers, nous enseignons aux hommes la Vérité, afin qu’ils délaissent les idoles sans vie pour reconnaître le Dieu vivant. » Le mage lui répliqua que la vérité ne pouvait se trouver que du côté du roi, des grands et des riches de ce monde, non chez ces pauvres et vils chrétiens. Joseph lui rétorqua : « Dieu méprise l’orgueil, la grandeur et la richesse de ce monde. Nous sommes certes pauvres, mais c’est volontairement. Nous donnons aux nécessiteux tout ce que nous gagnons à la sueur de notre front, alors que vous, vous les volez. La richesse est éphémère ; elle passe avec cette vie, c’est pourquoi nous n’y attachons pas notre cœur afin de mériter la gloire de l’autre monde. » L’assurance du vénérable prêtre irrita le chef des mages qui le fit écarteler par dix hommes et frapper avec des branches de grenadier couvertes d’épines. Alors que tout son corps baignait dans le sang, le saint martyr leva les yeux au ciel et dit : « Je te rends grâce, Christ, Fils de Dieu, de m’avoir jugé digne de ce second baptême qui me purifie de tous mes péchés. » On fit ensuite venir Aithala. Le mage lui enjoignit : « Adore le soleil, bois du sang, prends femme, obéis aux ordres du roi et tu échapperas ainsi aux tortures et à la mort qui t’attendent. » Aithala répondit :« Mieux vaut mourir pour vivre, que vivre pour mourir éternellement. Notre Maître nous a enseigné à aimer la Vie que, dans votre ignorance, vous appelez mort, et de haïr la mort que vous appelez vie. Tu adores le soleil car tu es aveugle et ne vois pas la vraie lumière qui s’est levée sur le monde et a été annoncée jusqu’aux confins de la terre. » On soumit immédiatement l’audacieux confesseur à la torture puis on le flagella jusqu’à ce que ses articulations se disloquent. Il fut ensuite jeté dans le cachot où se trouvaient déjà les deux autres confesseurs. Après cinq jours, on soumit les trois vieillards à des supplices encore plus cruels, sans toutefois pouvoir ébranler leur résolution. Lorsqu’ils furent ramenés en prison, ils ressemblaient plus à des cadavres qu’à des hommes vivants, et leur état empira encore après les privations, le froid et l’humidité d’un séjour de trois mois au cachot. Comme le roi venait à passer dans la province, on fit sortir les détenus pour les soumettre a un nouvel interrogatoire qui avait été confié au maître des mages de tout l’Orient. Celui-ci feignit d’avoir pitié de leurs cheveux blancs et les exhorta à obéir au roi pour échapper à la mort. Mais le bienheureux Acepsimas lui répondit : « Garde toi de changer d’attitude à notre endroit. Ne te fais pas d’illusion, jamais nous n’obéirons au roi. Donne tes ordres, que ce soit pour la mort ou pour la torture ; éprouve notre vieillesse avec les supplices qui te plairont. Notre patience en Celui qui nous fortifie est inlassable. C’est à travers nos épreuves que la Vérité que nous proclamons sera le plus clairement manifestée. Nos corps t’appartiennent, mais nos âmes sont à Dieu. Fais donc vite ce que tu as à faire. » Après l’avoir frappé avec rage, les bourreaux l’écartelèrent entre quatre pieux plantés en terre. Mais le saint, restant comme étranger à son propre corps, priait les yeux tournés vers le ciel. Il mourut sous les coups sans que ses bourreaux ne s’en aperçussent, si bien qu’ils continuèrent longtemps à s’acharner sur son corps mort. Le bienheureux Joseph comparut ensuite et fut soumis à d’atroces mais inutiles tortures, et, le croyant mort, ses tortionnaires finirent par le jeter dehors. Lorsque Aïthala fut amené devant le juge, il n’avait rien perdu de son assurance devant les souffrances de ses compagnons et il s’écria : « Je persévère dans la Vérité et je n’écouterai pas le roi, l’ennemi de tout ce qui est grand et beau. Tes tourments ne m’effrayent en aucune façon, homme cynique et impuissant ! Si tu disposes de nouveaux bourreaux, amène-les pour affermir mon âme et fortifier mon corps. ». Comme il voyait que les supplices ne faisaient que renforcer l’ardeur des martyrs, le chef des mages imagina une façon d’outrager par eux le Corps du Christ, et ordonna que les deux confesseurs, Joseph et Aïthala, fussent lapidés par tous les chrétiens, hommes et femmes, que l’on pourrait trouver dans la région. La plupart d’entre eux, effrayés de verser un sang innocent, allèrent se cacher dans les montagnes. Avant de procéder à l’exécution, on proposa aux saints de feindre d’avoir renié en buvant du jus de raisin à la place du sang et en mangeant de la viande qui n’avait pas été offerte en sacrifice aux idoles. Mais ils s’exclamèrent : « Dieu nous garde de souiller nos cheveux blancs et de dissimuler notre foi ou la vérité pour complaire à des hommes fourbes ! Nous nous garderons bien d’accepter la vie de vos mains. Votre puissance a brisé notre corps, mais vous ne pouvez pas arracher à notre âme son espérance indéfectible en la Résurrection qui nous est promise, alors que vous vous préparez pleurs et grincements de dents pour l’éternité. » L’impie répliqua avec sarcasme : « Et quelle récompense me donnerez-vous lorsque vous serez en ce lieu ? » Les bienheureux lui répondirent : « Dans l’autre monde, personne ne rendra le bien pour le mal. Mais dans ce monde, nous prions pour toi conformément à ce que nous a ordonné le Seigneur, en disant : Bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous persécutent (Mt V, 44). Nous le prions pour que tu te convertisses à Dieu, qu’Il ait pitié de toi et que tu reconnaisses qu’il n’en est pas d’autre en dehors de Lui. » Devant la magnanimité des martyrs, la rage du chef des mages ne connut plus de bornes. Il leur fit subir de nouvelles tortures et ordonna qu’ils fussent lapidés par les chrétiens qui avaient été arrêtés en foule. Ce fut d’abord le tour de Joseph. Les pierres pleuvaient, le sang du martyr se répandait à terre. Il fut bientôt enseveli sous un tas de pierres, mais comme il ne mourait pas, un soldat lui fracassa la tête avec une grosse pierre. Quelques jours plus tard, Aïthala fut conduit dans un bourg de la région, où l’on rassembla de force les chrétiens sur la place centrale pour les contraindre à jeter des pierres sur le vieillard. Il mourut ainsi lui aussi recouvert d’un monceau de pierres. Les jours suivants, un myrte poussa soudainement à l’endroit de l’exécution et, pendant cinq ans, les habitants de la région y trouvèrent la guérison de toutes sortes de maux. Le martyre des saints Acepsimas, Joseph et Aïthala marqua la fin de la grande persécution qui avait commencé quarante ans auparavant avec l’exécution de saint Syméon et de ses compagnons.

(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, ton 3

Que les cieux soient dans l’allégresse, que la terre se réjouisse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras. Par Sa mort, Il a vaincu la mort ! Devenu le Premier-né d’entre les morts, du sein de l’enfer, Il nous a rachetés, accordant au monde la grande Miséricorde.

Тropaires des saints martyrs, ton 4

Tes martyrs, Seigneur, par leur combat, ont reçu de Toi, notre Dieu, la couronne incorruptible. Avec Ta force, ils ont renversé les tyrans et brisé même l’audace impuissante des démons. Par leurs supplications, ô Christ Dieu, sauve nos âmes.

Tropaire de saint Georges, ton 4

Libérateur des captifs, toi qui assures aux pauvres ta protection, en qui les malades trouvent aussi leur médecin et les princes, leur défenseur, saint Georges, victorieux et grand martyr, intercède auprès du Christ notre Dieu  pour le Salut de nos âmes.

Kondakion du saint martyr, ton 2

Initié aux mystères divins, tu fus offert en agréable sacrifice, Martyr bienheureux; du Christ tu as bu le calice vaillamment; avec tes compagnons de lutte, Acepsimas, sans cesse tu intercèdes en faveur de nous tous.

Kondakion de saint Georges, ton 8

Ayant trouvé refuge en ton invincible protection, assurés de ton prompt secours, nous supplions le Christ de nous délivrer des pièges de l’ennemi, de tout malheur et des multiples dangers, nous les fidèles qui te célébrons, afin que nous puissions chanter à haute voix: Réjouis-toi, saint Georges, victorieux martyr.

Kondakion du dimanche, ton 3

Aujourd’hui, ô Miséricordieux, Tu es ressuscité du Tombeau et Tu nous ramènes des portes de la mort. Aujourd’hui, Adam exulte, Ève se réjouit. Tous ensemble, prophètes et patriarches, ne cessent de chanter la force divine de Ta puissance !

ÉPITRE DU JOUR

Gal. I, 11-19

Je vous déclare que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme ; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ. Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu, et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères. Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas. Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui. Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

ÉVANGILE DU JOUR

Lc VII, 11-16

Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui. Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici que l’on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. Le Seigneur, l’ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas ! » Il s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : « Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! » Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : « Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »

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