18/10/2017
Actualités
Page d'accueil > A la Une > Deux nouveaux saints ont été canonisés par l’Église orthodoxe roumaine
Deux nouveaux saints ont été canonisés par l’Église orthodoxe roumaine

Deux nouveaux saints ont été canonisés par l’Église orthodoxe roumaine

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine, qui s’est réuni le 5 octobre pour une session de travail en la résidence patriarcale à Bucarest sous la présidence du patriarche Daniel, a décidé de canoniser deux nouveaux saints. Il s’agit du métropolite Joseph Naniescu, canonisé sous le nom de « saint hiérarque Joseph le Miséricordieux, métropolite de Moldavie », et sa fête est fixée au 26 janvier. Le deuxième saint canonisé est l’ascète Georges Lazar, sous le nom de « saint Georges le Pèlerin », et sa fête est fixée au 17 août. Les nouveaux saints avaient été proposés précédemment à la canonisation lors de la réunion du 15 juin du Synode métropolitain de l’Église de Moldavie et de Bucovine. Le même synode local a également proposé d’introduire dans le calendrier de l’Église orthodoxe roumaine St-Néophyte le Reclus de Chypre, ce qui a été également accepté par le Saint-Synode le 5 octobre. Ce saint sera célébré le 28 septembre, à partir de 2019. Le Saint-Synode avait décidé précédemment, le 6 juin 2016, de canoniser et d’introduire dans le ménologe quatre grands ascètes liés au monastère de Putna : le métropolite Jacques de Moldavie, et les vénérables pères Silas, Nathan, et Paphnuce l’iconographe, ce qui a été fait le 6 août.

Le métropolite Joseph naquit en 1820 dans la famille du prêtre Ananie Mihalache, et reçut le nom de Jean au baptême. Son père étant décédé alors que lui-même était âgé d’un an, il fut élevé par sa mère Thédosie, puis, à l’âge de dix ans, on le confia à une personne de la famille, le hiérodiacre Théophylacte au monastère Frumoasa en Bessarabie. Accompagné par celui-ci, il partit en 1831 à Iaşi pour vivre au monastère de St Spyridon, qui se trouvait sous la direction spirituelle de l’archevêque Barlaam Cuza Sardeon. Il suivit ensuite le hiérodiacre Théophylacte au monastère du saint prophète Samuel à Focşani où, le 23 novembre 1835, il prononça ses vœux monastiques devant l’évêque Césaire, et le lendemain, il fut ordonné diacre. Il suivit les cours du séminaire nouvellement établi à Buzău de 1836 à 1840, puis ceux de Saint-Sava à Bucarest de 1840 à 1847. Il fit office de recteur du monastère de Şerbăneşti-Morunglavu de 1849 à 1857, et du monastère de Găiseni de 1857 à 1863. Le 29 août 1850, il avait été ordonné à la prêtrise, puis élevé au rang d’archimandrite en 1860. Pendant une courte période (1863-1864), il fut higoumène du monastère de Sărindar à Bucarest. Il travailla également comme professeur de religion à l’école Gh. Lazarus (1864-1866), au lycée « Matei Basarab » (1866-1873) et à l’école « Carol Ier » (1867-1873). Le 23 avril 1872, il fut consacré évêque, et le 18 janvier 1873, il a été nommé évêque d’Arges, où il resta peu de temps avant d’être élu, le 10 juin 1875, métropolite de Moldavie. Il a été intronisé à Iaşi le 6 juillet 1875, où il exerça son ministère jusqu’à son trépas, le 26 janvier 1902.

Quant à Georges Lazar, il naquit au village de Sugag, dans le district d’Alba en 1846. Il se maria à l’âge de 24 ans et eut cinq enfants. Il vivait une vie chrétienne honorable, dans le travail, la prière, le jeûne et l’aumône. Il partit en pèlerinage à Jérusalem en 1884 et resta au monastère du Jourdain, puis dans désert du Sinaï pendant plus d’un an. Il partit ensuite au Mont Athos, où il demeura un an et demi, puis il revint dans son pays. Il vécut avec sa famille pendant quelques années, et après que ses enfants furent élevés, il se retira comme pèlerin dans les monastères de Moldavie en 1890. Il s’établit de façon permanente dans la cité de Piatra Neamţ, vivant dans l’ascétisme comme un véritable ermite dans la tour d’Étienne-le-Grand dans le centre de la ville pendant 26 ans, jusqu’à son trépas. Il y resta seul dans le jeûne et la prière, hiver comme été, sans chauffage, sans lit, sans manteau, sans chaussures à ses pieds, vivant dans la grâce de Dieu. Il mourut le 15 août 1916 et fut enterré dans le cimetière de la ville. En été 1934, ses restes furent placés au monastère de Văratec dans le Nord-Est de la Roumanie. Il est connu comme « petit père Georges » parmi les pieux fidèles. Ses reliques, qui se trouvent sous l’église principale du monastère, dégagent un parfum.

Source (dont icônes des deux saints) : Orthodox Christianity

Print Friendly, PDF & Email
Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski