17/10/2017
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Lettre pastorale de Jean X, patriarche d’Antioche: « La grâce nous grandit, le service nous élève, l’amour nous unit »

Lettre pastorale de Jean X, patriarche d’Antioche: « La grâce nous grandit, le service nous élève, l’amour nous unit »

Par la grâce de Dieu, Jean X patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, à tous les bien-aimés dans le Seigneur Jésus les fidèles, clercs et laïcs du Saint Siège d’Antioche

« Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés »
(Galates 1 : 3-4)

Bien-aimés,

Vous n’êtes pas sans vous souvenir que j’ai adopté cette phrase « La grâce nous grandit, le service nous élève, l’amour nous unit » comme devise du service patriarcal qui m’a été confié par le Saint-Esprit, à travers l’élection de mes frères les évêques du Saint Synode antiochien. En choisissant cette devise j’ai voulu insister sur le fait que nous sommes conviés, en tant qu’Église déployée dans tout l’espace antiochien, à acquérir la grâce et la traduire en service du Corps du Christ, selon le charisme de chacun de nous, dans un climat d’amour qui est le seul « lien de la perfection », selon l’enseignement de l’Apôtre. Nous avons essayé ensemble, durant les dernières années, de mettre en pratique cette devise, souvent avec succès, mais nous avons parfois rencontré des obstacles. Nous continuerons cependant dans la même voie pour que l’Église d’Antioche, cette épouse du Christ nous apparaisse « sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Éphésiens 5: 27). C’est pour cela que je m’adresse à vous, rendus membres responsables de l’Église du Christ par votre Baptême et l’onction du sacrement de la chrismation, pour vous informer des affaires de votre Église afin de vous en souvenir dans vos prières, et de les considérer comme faisant partie intégrante de vos préoccupations.

1- Nous rendons en tant qu’Église grâce à Dieu qui nous a donné « un esprit de force, d’amour et de sagesse » (2 Timothée 1: 7) pour Lui porter témoignage dans les circonstances difficiles que vit notre monde et en particulier nos pays, qui nous ont causé beaucoup de souffrances du fait des guerres des autres sur notre terre, lesquelles non seulement ont détruit la pierre mais ont tué les humains et les ont jeté sur les chemins de l’exil.
2- Nous avons constaté avec consternation que les forces du mal se sont prises à notre Église, en kidnappant notre frère Boulos (Yazigi), métropolite d’Alep depuis plus de 4 ans. Ce qui nous consterne davantage est que malgré de nombreux et continuels contacts avec les organismes internationaux et régionaux, nous sommes restés sans aucune nouvelle de lui. Nous vous invitons à joindre vos prières aux nôtres afin que Dieu nous le rende ainsi qu’à son peuple d’Alep sain et sauf. Nous prions aussi pour son compagnon de captivité, l’évêque Youhanna et pour tous les kidnappés, prêtres et laïcs, et nous implorons Dieu de les soutenir et demandons au monde civilisé de se souvenir de leur tragédie et d’agir en vue de leur libération afin de les rendre à ceux qui les aiment.
3- Nous avons souffert avec vous de l’absurdité des guerres qui ont assailli notre Orient et nos pays avec tout ce qui les a accompagnées de violence, de terreur, de destructions, de ravages, de déplacements de populations, de pauvreté, de faim et de peur de l’avenir. Ces guerres ne servent que les intérêts des puissants de ce monde. Nous avons multiplié nos efforts pour susciter des initiatives afin de fortifier notre présence sur notre terre et la rendre plus efficace, et pour alléger la dureté des circonstances que nous vivons. Nous agissons avec les hommes de bonne volonté pour subvenir aux besoins vitaux de notre peuple et garantir l’avenir de nos jeunes en leur assurant une vie dans l’honneur et la sécurité dans leurs pays. À ce propos, nous avons approché nombre d’instances sur la scène internationale leur demandant d’agir pour arrêter cette guerre destructrice en Syrie et assurer l’unité du pays. Nous avons aussi porté partout le souci du Liban et de son peuple, afin que s’affermisse le travail constitutionnel et institutionnel qui s’y fait, s’accroisse son développement et se maintienne son haut degré d’évolution.
4- Vu ces circonstances difficiles, nous avons fait de l’aide aux nécessiteux la première de nos priorités, et nous continuons à lui donner grande importance dans notre travail quotidien. À travers les institutions patriarcales et les évêchés nous veillons à activer le service de la charité et lui trouver des organes nouveaux plus flexibles encourageant la solidarité entre les fils d’un même corps pour qu’il ne reste parmi nous un seul nécessiteux ou quelqu’un qui ressent qu’il est exclu du cœur des fidèles dans l’Église du Christ. Nous rendons grâces à Dieu pour l’unité antiochienne qui s’est manifestée durant cette crise par des paroisses et des évêchés en Syrie et au Liban qui ont pris en charge les déplacés et ont œuvré dans l’amour à alléger leurs souffrances. De même les diocèses d’outremer ont mis tous leurs moyens au service de ceux qui les ont rejoints et offrent leur support au travail d’entraide fourni par l’Église de nos pays.
5- Vu que le monde est devenu un grand village, nous avons consacré aux problèmes de l’information et de la communication une part importante de notre travail. Le « Centre Orthodoxe Antiochien d’information » a vu le jour, ainsi que la « Voix de la Grâce » sur les ondes. Nous avons aussi augmenté notre présence sur le net et les réseaux sociaux, afin de mieux transmettre la Bonne Nouvelle qui reste le but ultime de toute information chrétienne. Des fidèles de l’ensemble du Patriarcat d’Antioche se sont investis dans ces initiatives et travaillent à augmenter leur succès et leur utilité. À cet effet, je ne peux ne pas mentionner les possibilités qu’offrent à notre travail d’évangélisation les moyens modernes de communication. Si nous savons bien les utiliser et à bon escient, ils deviennent des outils efficaces et probants pour promouvoir le travail pastoral et notre témoignage de la joie de la Résurrection et de la beauté du Christianisme. Mais il nous faut éviter de les utiliser comme plateforme pour étaler nos doléances et des critiques destructives ainsi qu’un lieu de calomnie et d’insultes.
6- Nous avons œuvré à renforcer l’unité antiochienne en la rendant plus efficace. Nous avons veillé à ce que le témoignage du Christ ressuscité et vainqueur de la mort soit le même partout dans l’espace antiochien et tout l’Orient, dans cette région où Dieu nous a voulu, justement pour y témoigner. Pour cela, nous avons augmenté nos rencontres avec nos frères des autres Églises chrétiennes, auxquelles nous sommes unis dans une unité de vie et de devenir, et nous avons encouragé le travail commun entre les fidèles.
7- Nous avons aussi amplifié le travail avec nos frères musulmans, avec qui nous partageons les mêmes patries et le même devenir, afin de promouvoir une culture de paix, de fraternité et de convivialité, et de nous opposer ensemble à ceux qui utilisent la religion pour susciter des conflits et des guerres.
8- Nous avons consolidé la coopération avec les Églises Orthodoxes à travers le monde. À cet effet, nous avons effectué des visites iréniques à nombre de patriarcats, et un pèlerinage à la Sainte Montagne de l’Athos où nous avons demandé la prière de ses moines pour notre peuple, et nous avons placé ses souffrances et son devenir entre les mains de la Toute Sainte Vierge Marie, Protectrice de la Montagne et Médiatrice auprès du Sauveur. Des délégations de notre Église ont participé à toutes les rencontres panorthodoxes pour consolider l’unité entre les Églises et assurer un témoignage orthodoxe commun dans le monde d’aujourd’hui. Nous avons consacré de grands efforts et beaucoup de ressources en vue de préparer le grand Concile orthodoxe en Crète durant l’été 2016 que le monde orthodoxe attendait de ses vœux, mais nous n’avons pu y participer pour les raisons dont nous vous avions alors informées. La violation du patriarcat de Jérusalem du territoire canonique antiochien, dans l’Emirat de Qatar, nous a beaucoup préoccupé et nous avons présenté plusieurs propositions iréniques pour éviter la rupture de communion entre les deux Sièges apostoliques. Mais toutes nos initiatives ont été repoussées par l’attitude intransigeante du patriarcat de Jérusalem. Et nos divers contacts avec les autorités religieuses et politiques concernées sont restés sans effet.
9- Après la mise à la retraite de certains de nos vieux évêques et le décès d’autres, nous avons dû, ces dernières années, renouveler le corps épiscopal antiochien par de jeunes évêques cultivés et d’expérience. Le choix des nouveaux évêques a exprimé clairement l’unité antiochienne parce que tous ont été élus à d’autres évêchés que ceux dont ils venaient. Le Saint Synode a basé ces choix sur les exigences de l’Évangile, les Canons de l’Église et les Statuts du Siège d’Antioche sans tenir compte d’une quelconque considération politique, nationale ou raciale. Nous sommes heureux de vous annoncer que ces frères évêques sont en train de continuer dans leurs nouveaux diocèses le travail entrepris par leurs prédécesseurs, et que les fidèles leur apportent aide et soutien.
10- L’élection de ces frères s’est accompagnée par l’activation du travail synodal. Nous sommes une seule Église, non une fédération de diocèses limitrophes sans réelle rencontre. Le Saint Synode est le lieu de notre rencontre où chaque évêque communique l’esprit de l’Église qu’il préside, et où le témoignage de l’ensemble des diocèses modèle l’esprit de la seule Église d’Antioche. L’évêque est élu par le Synode et il se réunit en Synode où il contrôle et est contrôlé. Et c’est le Synode qui le juge s’il enfreint le donné de la foi. C’est là le dépôt reçu des Apôtres qui ont stipulé que « les évêques de chaque nation doivent reconnaitre leur primat et le considérer comme leur chef, et ne rien faire d’importance sans son avis, mais que chacun d’entre eux ne s’occupe que de ce qui concerne son diocèse et les campagnes en dépendant. Et le premier ne doit rien faire sans l’avis de tous. Ainsi régnera par le Seigneur la concorde dans l’Esprit Saint, et sera glorifié le Père, le Fils et le Saint Esprit » (Canon apostolique 34).
11- Le même esprit élaboré par l’Église entière doit être appliqué par tous, clercs et laïcs, comme nous exhorte l’Apôtre, à tenir « tous un même langage » (1 Corinthiens 1: 10), c’est à dire en d’autres termes à travers notre enracinement dans l’illumination spirituelle et l’effort d’acquisition de la grâce et de sa mise en pratique dans un enseignement orthodoxe et des actions de service et d’amour fraternel.
12- Nous traduisons aussi ce même esprit à travers notre unité et notre coopération qui nous permettent d’accomplir le souhait de Notre Seigneur de nous aimer comme Il aime Son Père. L’unité et la coopération sont des conditions indispensables pour soutenir notre existence et diminuer l’émigration des ressources humaines que connaissent nos pays et notre Église. À ce propos, nous avons œuvré et ne cessons de le faire à affermir la coopération avec nos frères dans les pays de la diaspora, ces apôtres de l’esprit antiochien et de sa tradition envers le monde entier, qui ont tenu à conserver, dans leurs nouveaux pays, leur engagement chrétien et y ont bâti leurs églises en même temps que leurs maisons. Leurs liens profonds avec l’Église d’Antioche nous donnent des forces et nous encouragent réciproquement. Nous ne cessons de voir en eux le souffle apostolique de l’Église d’Antioche qui s’ouvre au monde pour l’évangéliser, et s’enrichit de l’apport de ses fidèles d’autres pays et d’autres continents. Le langage commun d’Antioche s’exprime maintenant dans de nombreuses langues mondiales, et il continuera d’appeler à l’enracinement dans la Tradition et à une ouverture sur le monde d’aujourd’hui, traduisant notre fidélité au Seigneur qui nous enjoint de faire parvenir Sa Bonne Nouvelle et Sa Paix aux confins du monde.
13- Œuvrer à avoir un même esprit s’accomplira par notre effort incessant à résoudre les différends qui se mettent au travers de notre route, par la consultation et l’entente, ainsi que le recours à l’avis de la communauté en vue d’arriver à un consensus et à l’unité au sein même de nos différends. La vie de l’Église est basée sur la concertation et non la négociation, la complémentarité et non l’antagonisme, une franche confrontation et non un affrontement destructeur, le pardon de l’autre et non le laisser s’engluer dans ses fautes, sur la franchise et non sur un jugement d’intentions, et enfin sur le sacrifice et le don de soi et non la répartition de gains et d’intérêts.
14- Pour cela, il nous faut adopter cette spiritualité dans nos relations pour renforcer notre unité, cette unité qui débute par le rassemblement des membres de chaque paroisse autour de leur pasteur et leur coopération pour son développement dans une transparence totale. Cette unité se vit aussi au niveau du diocèse où les fidèles se doivent de participer avec leur évêque et sous sa présidence à l’embrigadement de toutes les compétences spirituelles et matérielles qui s’y trouvent et leur développement dans un esprit de coopération et de communion. Cette unité trouve son apogée au niveau du Saint Synode dans son travail commun pour le bien de l’Église d’Antioche, pour renforcer son unité et activer son témoignage dans le monde d’aujourd’hui.
Tout ce qui précède évoque une spiritualité qui a été la base sur laquelle ont été fondés nos statuts approuvés au début des années 70 du siècle passé, et qui stipulent la formation d’un conseil pour chaque paroisse, d’un congrès pour chaque diocèse groupant les représentants des prêtres, des moines et des laïcs et qui élit un conseil du diocèse. Ces statuts stipulent aussi la convocation d’un Congrès Général du Siège d’Antioche qui a été convoqué en 2014.
De nombreuses circonstances ont empêché, ici et là, l’entière formation de ces divers organismes prévus au Règlement intérieur de notre Patriarcat, ce qui a réduit la participation efficace des fils de l’Église dans la direction de leurs paroisses et de leurs diocèses. Ce manque a amené beaucoup à se plaindre de cette situation, ou à former des organes équivalents pour exprimer leurs opinions. C’est pourquoi il nous faut, en tant qu’Église, dépasser les différends autour des statuts qui durent depuis le milieu du siècle passé, et nous soucier d’affermir notre unité et unifier notre parole par la formation des organes prévus et d’appliquer enfin les décisions du dernier Congrès antiochien. Nos statuts ont été établis il y a près de cinquante ans, et il ne fait de doute qu’ils doivent être amendés et complétés pour se mettre au diapason du renouveau que nous voulons tous pour notre Siège d’Antioche. Cependant, notre engagement à mettre maintenant en pratique les statuts actuels est un gage de notre sincérité, tout en prenant le soin de noter les expériences utiles à leur amendement plus tard, car les lois sont établies pour éviter que la communauté soit sujette aux sautes d’humeur et à l’individualisme.
15- Nous avons concrétisé ce même esprit qui nous unit dans un « même langage » dans notre approche des problèmes humains qui ont confronté la conscience de notre Église dans nos patries et outremer. Nous avons œuvré partout à défendre l’intérêt de l’homme, de tout homme et celui de l’humanité entière. Nous avons toujours veillé à ne pas adopter des approches politiques utilisant le langage des gens de ce monde, et de ne pas imposer à nos ouailles des options politiques définies. Mais nous les avons toujours orienté à baptiser leur esprit politique à l’aune de la vérité de l’Évangile et de la charité chrétienne qui a pour mission de se donner et de sauver tous les hommes.

Je vous ai écrit ce qui précède pour vous dire ma joie de ce que nous avons réalisé ensemble et mon intention de multiplier les efforts dans l’amour afin de compléter « l’édification du Corps du Christ » pour parvenir « à la mesure de la stature parfaite du Christ » (Éphésiens 4: 13). Je rends grâces à Dieu qui nous a donné des pasteurs aimant leur Église, plaçant ses intérêts et son unité au-dessus de tout, emplis de la foi qui témoigne de la joie de la Résurrection et œuvrant, chacun selon les charismes et les talents qui lui ont été donnés, au renouveau de l’Église.

Bien-aimés,

Je sais que le monde d’aujourd’hui attend de nous une « parole de vie », et que l’homme d’aujourd’hui a besoin de guérison que seul le témoignage de ceux qui ont ressuscité des morts avec leur Seigneur peut lui donner. C’est ainsi qu’ont agi nos Pères avant nous, quand ils ont transmis notre Tradition vivante dans la langue de leur temps. Et c’est ce que nous devons faire aussi aujourd’hui. C’est pourquoi je vous invite :
1- À approfondir la connaissance des sciences de ce siècle pour lui transmettre la nouvelle éternelle dans une langue nouvelle qui l’interpelle.
2- À travailler ensemble pour évangéliser les membres de notre communauté, surtout ceux qui s’en sont éloignés influencés par une sécularisation galopante.
3- À transmettre à ceux de nos jeunes qui ne se marient plus à l’église et dont certains ne baptisent plus leurs enfants le sens du sacrement de l’amour et celui de la communauté.
4- À dépasser les apparences extérieures de la piété pour rendre notre réflexion théologique capable en profondeur d’éveiller le monde à la réalité de notre Dieu qui est un Dieu vivant et vivifiant, un Dieu de liberté et d’amour qui nous aime d’un grand amour et qui veut que nous devenions des dieux par adoption.
5- À coopérer avec l’agir divin pour transformer le monde en église et la terre en ciel.
6- À rendre compte de la présence de Dieu partout et en tout ce que nous faisons afin que le monde sache que nous sommes les disciples du Maître.
7- À étendre l’Autel en dehors de l’église là où se trouvent les pauvres, les déplacés, ceux qui vivent dans le désespoir et la tristesse et qui ont besoin de notre sollicitude et de notre amour pour les sauver de la mort.
8- À ne pas nous suffire des prières, mais faire de notre présence dans l’histoire une prière quotidienne qui sauve le monde et l’histoire.
9- À nous éloigner des procédés du monde et les empêcher d’envahir notre vie ecclésiale. À ne pas nous créer des ennemis pour les rendre responsables de notre angoisse, car le Christ ne connaît pas l’inimitié, mais nous a commandé de nous aimer les uns les autres.
10- À purifier nos cœurs pour qu’ils deviennent un terreau fertile à l’éclosion de la Parole de Dieu et à porter des fruits, et pour qu’ils ne se dessèchent et ne soient étouffés par les ronces.
11- À témoigner de notre familiarité avec Jésus et la joie de l’Évangile qui emplit nos cœurs, transforme notre vie et nous libère de toute tristesse, souci et solitude.
12- À adopter tous le même langage, et combattre tout différend et parti pris qui nous séparent, pour que nous soyons « parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment… avec les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ, afin que tous ensemble d’une seule bouche (nous) glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Corinthiens 1: 10 et Romains 15 5-6).

Bien-aimés,

Vous êtes les gardiens de la foi que nous ont transmise vos pères et vos aïeuls et que nous ont léguée les saints. Vous êtes responsables de témoigner du Christ ressuscité là où vous êtes. Faites en sorte que le Christ soit toujours au milieu de l’Église. Conviez-le par la prière à ne pas abandonner la barque de l’Église au milieu de la tempête. Ayez confiance qu’Il aura pitié de nous comme Il l’a fait avec la foule au désert. Soyez sûrs qu’Il est avec nous et ressent notre douleur, notre faim, notre soif et notre tristesse. Il ne nous délaissera pas même si nous traversons un désert, loin de Lui. Tournez-vous vers Lui, Bien-aimés, et vous Le trouverez avec vous, et ainsi vous aurez le même esprit et le même langage, et ils seront compris par tous.

Aimez beaucoup et comprenez que notre responsabilité en tant que pasteurs et la vôtre en tant que croyants sont d’affirmer que seul le Christ est maître de Son Église, » afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine’(1 Corinthiens 1: 17).

Que la bénédiction du Seigneur soit avec vous tous.

Publié par le Patriarcat à Damas
En la fête de la Dormition de la Mère de Dieu, 2017

Jean X
Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient

 

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Jovan Nikoloski