Liban-Syrie : 70e anniversaire de la fondation du Mouvement de la jeunesse orthodoxe

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Le 16 mars dernier, le « Mouvement de la jeunesse orthodoxe » a fêté le 70e anniversaire de sa fondation. C’est en effet le 16 mars 1942 que seize étudiants libanais (George Khodr, Michel Khoury … ) et syriens (Marcel Morqos qui deviendra le p. Elias, fondateur de la communauté monastique à Deir El-Harf, Gabriel Saadé …) concrétisèrent officiellement, à Beyrouth, le projet d’un renouveau de la vie ecclésiale de l’Eglise d’Antioche, qui avait commencé à germer dans leurs esprits quelques années auparavant, essentiellement à Beyrouth et à Lattakieh, et qui prit la forme du MJO. Ainsi que le métropolite du Mont-Liban, George Khodr, l’a rappelé dans le sermon qu’il a prononcé en l’église saint-George à Jdeide, le 16 mars dernier, « Je me reporte au 16 mars 1942, à la séance au cours de laquelle nous donnâmes une existence légale à ce mouvement qui était né dans nos cœurs auparavant mais aussi dans les aspirations d’autres que nous. Quel n’était pas le tableau pour que vous restiez ainsi attachés à ce mouvement et y affrontiez nos adversaires. Nous étions l’objet d’une terrible adversité de la part des gens les plus importants, laïcs ou membres du clergé, car ils ne voulaient pas d’un renouveau dans l’Eglise ; ils étaient capables de demeurer tels qu’ils étaient, satisfaits de l’ignorance qui régnait dans nos milieux. Il y a vraiment des gens qui s’allient à l’ignorance ! Et nous, qu’avons-nous fait ? Nous avons constaté que 90 % des Orthodoxes étaient muets. Ils ne parlent pas. Comme si Satan était venu coudre les lèvres de chacun d’eux en disant : ‘Tais-toi !. Nous ne voulons pas d’une Eglise orthodoxe’ ; ou bien : ‘Elles sont belles ces célébrations orthodoxes ! Les gens s’en glorifient, ils se complaisent dans les hymnes acathistes, l’enterrement du Christ ou Pâque !’ Mais ils ne comprirent pas que tout cela n’était qu’un rêve alors qu’ils ne savaient rien. Car si toi tu ne comprends rien, tu ne peux te sentir bien. A moins qu’il n’y ait une autre raison ! Tu te délectes des chants, bien exécutés, agréables et beaux … Mais ils ne sont pas l’essence de l’Eglise ! Ils ne sont pas le Christ ! Il fallait donc que le Christ descende dans le cœur des Orthodoxes, qu’Il ôte le fil dont Satan avait cousu les lèvres de chacun d’eux, le rendant muet. Le Christ est venu et les a frappés. Il a enlevé les fils et dit : ‘Parlez ! Parlez ! Parlez !’ (…). Dieu a projeté de fonder une Eglise à partir de deux choses : l’eau du baptême et le sang du Christ que nous buvons à la coupe sainte. L’Eglise est l’Evangile. Elle est la Parole perpétuelle de Dieu, encore inachevée avec les prophètes. Elle a acquis sa plénitude par Jésus Christ dont nous allons fêter la venue  le jour de l’Annonciation. Si le Mouvement a parlé le 16 mars 1942, c’était uniquement pour dire ‘Orthodoxes, revenez à la Parole !’ Vous êtes la Parole. Vous ne pouvez être muets, traîtres. Si vous êtes muets, vous trahissez. Seize jeunes dirent : ‘Nous voulons que Dieu ouvre nos bouches. Nous ne pouvons parler de nous-mêmes. Nous n’avons rien à dire’. Et Dieu leur dit : ‘Si vous ne croyez pas en elle, vous n’êtes pas du Mouvement ; Je veux descendre dans vos esprits et dans vos cœurs et vous donnez la Parole que Je suis. Croyez dès lors dans Jésus Christ, Seigneur et Sauveur’. Et ils dirent : ‘Consacre-nous à Toi, de sorte que nous ne Te trahissions point. Car autour de nous les gens Te trahissent. Nous voulons être à Toi’. Et Il leur donna la Parole » (…).

Source : MJOA.org

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Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.