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La paix de Dieu – Christ est né !
Chers frères et sœurs en Christ notre Seigneur, la nouvelle la plus douce et la plus joyeuse commence par les mots du saint Evangile selon saint Matthieu : « Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham »(Mt 1,1). Cette nouvelle, qui  nous est destinée à nous tous, au ciel et à la terre, au monde visible et invisible, révèle et témoigne à la fois d’un mystère et d’une vérité.
Cette nouvelle témoigne de la vérité d’une généalogie double, unique dans l’histoire du genre humain. Chaque généalogie fait mention d’ancêtres et de descendants appartenant à une même lignée humaine. Seule cette Généalogie fait exception et n’est pas reproductible. Elle correspond non seulement à la généalogie humaine, mais aussi à la généalogie divine. Elle est à la fois la généalogie du Fils de Dieu et du Fils de l’homme, c’est-à-dire du Dieu-homme Christ. Ce Descendant de la lignée royale de David, est issu de la sainte racine d’Abraham et porte le nom de Jésus, c’est-à-dire Sauveur, et le nom de Christ, qui signifie Oint de Dieu ; pour le peuple élu de Dieu et pour tout le genre humain, Il est le Messie promis, le Rédempteur et le Libérateur du péché, de la mort et des puissances démoniaques. Il s’agit donc simultanément de la généalogie du Fils unique de Dieu et du Fils de l’homme, né du Saint-Esprit et de la Très-Sainte Mère de Dieu. Ainsi, Jésus de Nazareth se manifeste et s’offre à nous comme Dieu parfait et Homme parfait. C’est pourquoi celui qui L’aime, accomplit le premier commandement de Dieu, qui est d’aimer Dieu de tout son cœur et de toute son âme, mais il accomplit aussi Son second commandement qui est d’aimer son prochain ; car Il est Dieu et notre Seigneur, tout comme Il est notre prochain le plus proche. En Lui nous reconnaissons le Dieu véritable, mais aussi l’Homme véritable ainsi que toute l’humanité véritable : nous comprenons ce qu’on doit aimer dans tout être humain et comment il faut l’aimer en tant que représentant d’une nature humaine unique faite à l’image de Dieu.


En Lui, Dieu-homme, sont établies trois caractéristiques saintes d’une vie humaine : la sainteté du père et de la paternité, la sainteté de la mère et de la maternité et la sainteté de l’enfant et de l’innocence et de la pureté enfantines. C’est précisément pour cette raison que notre pieux peuple consacre à ces trois caractéristiques saintes, trois dimanches précédant Noël sous le nom de Detinci (fête des enfants), Materice (fête des mères) et Oci (fête des pères). Tout d’abord, la Nativité du Fils Unique de Dieu nous révèle le mystère du Père éternel et de la paternité céleste. Celui « qui m’accueille », dit le Seigneur, « accueille Celui qui m’a envoyé » (Mt 10,40) et Il ajoute, dans un autre passage de l’Evangile : « Moi et le Père nous  sommes un » (Jn 10,30). En même temps, Il nous enseigne par la Prière du Seigneur que Son Père est aussi notre Père : « Notre Père qui es dans les cieux… ». Par conséquent, ce n’est que quand la paternité terrestre est enracinée dans cette paternité céleste et éternelle qu’elle prend tout son sens, qu’elle devient sainte : sinon, nous n’aurions pas le droit, sur cette terre, d’appeler père qui que ce soit… En second lieu, en fêtant les Materice, nous célébrons la sainteté de la maternité, sanctifiée par la maternité divine de la Très-Sainte Mère de Dieu. La   naissance du « Dieu pré-éternel » en tant que « petit enfant » confère un caractère sacré à chaque naissance et lui donne un sens : « le cœur de chaque mère », a écrit un poète, « devient le cœur de la Mère de Dieu ». Qu’y a-t-il sur terre de plus sacré que la mère et de plus grand que la maternité ? Il s’agit d’une chose si sainte et sublime que Dieu Lui-même a voulu naître de la Mère de Dieu et rendre son sein « plus grand que les cieux » ! En troisième lieu, l’enfant issu de l’amour paternel et maternel et engendré par la puissance de la bénédiction originelle de Dieu, représente la quintessence et l’apogée de toutes les bontés et beautés dont Dieu a doté l’ensemble de Sa création.
C’est ainsi que la Nativité du Christ nous révèle et nous offre le mystère majestueux et surnaturel de Dieu en tant qu’amour éternel dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; mais en même temps, dans l’Eglise comme communauté divino-humaine et dans la famille comme noyau de cette communauté, se réalise la plénitude céleste et terrestre du mystère saint-trinitaire de l’amour.
En reniant, en oubliant et en rejetant le mystère céleste de Dieu comme Amour, on perd inévitablement le sens de la famille, ce qui conduit à sa désintégration dans la vie quotidienne et à la désintégration de la communauté humaine dans son ensemble. Moins il y a de Dieu et d’amour de Dieu parmi les hommes, moins il y a d’amour dans les rapports humains, c’est-à-dire  moins d’amour véritable dans le mariage, la famille, la société, entre le père, la mère et les enfants, et entre les hommes en général. Sans Dieu comme Amour, l’amour humain perd tout sens et toute mesure. L’amour se réduit alors au plan biologique, à l’égoïsme, à l’idolâtriedes passions charnelles ; l’hédonisme devient la valeur humaine suprême. Nos contemporains se trouvent précisément sur une telle voie, en proie aux passions et aux pulsions charnelles. Dans l’histoire, chaque fois qu’une société a emprunté un tel chemin, elle s’est retrouvée inévitablement à la veille d’une catastrophe et de la chute de sa  propre civilisation.
Un mal social s’accompagne toujours de milliers d’autres maux et bouleversements. Ainsi par exemple, le fait de placer l’hédonisme sur le piédestal d’une divinité, ce qui se produit en fait à notre époque, devient la cause d’un infanticide de masse et de sa légalisation, sans équivalent dans l’histoire de l’humanité. La légalisation de l’avortement ne représente-t-elle pas précisément l’exaltation de l’égoïsme, ce qui en fin de compte conduit à la destruction  de l’homme, poussant l’homme vers la mort et le néant ? Celui qui tue Dieu en lui-même et l’enfant dans le sein de sa mère, se détruit lui-même et porte atteinte à son essence même et au sens éternel de la vie.
Le sida, cette terrible maladie de notre temps, est-il autre chose, dans la plupart des cas, que la conséquence de la désacralisation du mariage et de l’abus de la sexualité, et très souvent la conséquence de son usage contre-nature ? De même que la mauvaise utilisation des forces psycho-physiques données par Dieu suscite de nombreuses maladies chez l’homme, le mauvais usage des ressources de la nature environnante, l’insatiabilité et la cupidité humaines, portent atteinte à la nature elle-même, polluent l’air et l’eau, le monde végétal et animal, et donc l’homme lui-même qui vit et respire dans ce monde pollué.
Nombreux sont les talents dont Dieu a doté l’homme. L’homme est appelé à utiliser ces dons à bon escient, non de s’en servir à tort. Le fruit de ces talents donnés par Dieu et des capacités de création données à l’homme a permis les découvertes contemporaines, par exemple dans le domaine des moyens de communication de masse : l’électricité, la radio, le cinéma, la télévision, les journaux, internet. Les moyens modernes de communication et de transmission de valeurs et d’expériences spirituelles, scientifiques, morales, esthétiques, culturelles et autres, n’apportent pas seulement des bienfaits à l’humanité, mais peuvent aussi être utilisés à tort. Grâce à l’utilisation des mots, de l’image et de la musique, ces précieux moyens de communication contribuent à l’instruction de l’homme, à sa régénération spirituelle et morale, à l’amélioration des modes de vie en commun, à leur centralisation et à l’épanouissement de l’homme dans la liberté ainsi qu’au développement de la dignité humaine.
Mais si ces dons et ces moyens sont mal utilisés, le danger existe qu’ils deviennent la cause de la ruine et de la déchéance humaines. Au lieu d’être des sources d’éducation, de régénération et de guérison, le danger existe qu’ils se transforment en facteurs d’empoisonnement de la conscience humaine. Réduire l’homme à ses déchaînements instinctifs par l’image, la parole et la musique, le pousser à succomber à ses pulsions aveugles, propager l’agressivité et la brutalité, tout cela ne mène-t-il pas à l’asservissement de l’homme plutôt qu’à sa libération, à la multiplication des crimes parmi les hommes plutôt qu’à la multiplication des bonnes actions, à l’égoïsme plutôt qu’à l’amour ? Tout se trouve subordonné aux pulsions et au profit, au commerce ; tout devient marchandise : Dieu et l’homme, le père et la mère, la paternité et la maternité, l’enfant et la patrie ! La propagation de la débauche et de l’obscénité, qui s’étend par le biais de ces moyens de communication jusqu’aux coins les plus reculés de la terre, ne devient-elle pas la cause de la perte de sens de l’amour conjugal et familial, la source de perversions, de crimes et d’agressions de toute espèce ?
En fait, la liberté de l’homme et les droits de l’homme sont sans limites. Tout est liberté pour l’homme et tout relève du domaine de ses droits, c’est ainsi que Dieu l’a créé. Mais toute liberté est-elle une liberté véritable ? Et tout ce sur quoi l’homme pense avoir un droit naturel correspond-il à un droit véritable et digne de l’homme ? Deux voies s’offrent à l’homme : celle de la vie et celle de la mort. La liberté qui rend l’homme et son prochain, esclaves de la mort et du néant, est-elle une liberté véritable&#
0160;? L’homme est libre de se suicider et d’accomplir des crimes de toutes sortes. A l’aune d’une liberté mal utilisée, l’homme peut devenir cannibale, assassin, vampire…Mais la liberté qui consiste, de façon agressive, à priver son prochain de sa propre liberté ou de la jouissance de ses droits, se transforme en tyrannie et en anarchie. Un seul écart de la voie du bien et de la vie, engendre une multitude de crimes, de morts et d’injustices.
Ainsi, la lutte persévérante pour les droits de l’homme fait partie des caractéristiques positives de l’homme contemporain. Mais ce qui n’est pas positif, c’est le mélange du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres, du péché et de la vertu, de l’amour et de la haine. A fortiori, il n’est pas bon, au nom des droits de l’homme et de la liberté, de comparer l’usage abusif des forces naturelles données par Dieu à l’homme, à leur utilisation conforme à l’ordre voulu par Dieu et au but de l’existence humaine. Seuls ceux qui sont éclairés par la lumière de la Nativité du Christ sont en mesure de différencier le mauvais du bon usage, la fausse liberté de la liberté véritable, le droit de l’homme au suicide de l’exercice de cette liberté d’une façon digne de l’homme et de la communauté humaine, de façon constructive et vivifiante. Le mépris des lois de la nature humaine, saines et données par Dieu, régénérées par la Nativité du Christ de façon incommensurable, aux dimensions du Christ, et l’idolâtrie de la débauche contre-nature et de l’adultère ne peuvent que conduire à la démonisation et à la destruction de l’humanité dans son essence même.
Frères et sœurs, en tant que témoins de la vérité du Christ sur Dieu, l’homme et le monde, conscients de notre mission à l’égard de Dieu, nous ne pouvons ni ne devons, ne pas mettre en garde contre les périls qui menacent aujourd’hui l’homme et mettent en danger sa liberté véritable et ses droits authentiques, souillant sa dignité de créature à l’image de Dieu. A côté des droits et des libertés individuels, il existe des droits et des libertés collectifs ou corporatistes : les droits de l’Eglise, ceux de n’importe quelle autre communauté, les droits d’un peuple, etc. Aujourd’hui, même les premiers ne sont pas respectés et que dire des autres ? L’exemple le plus douloureux concerne, hélas, l’attitude de trop nombreux puissants de ce monde à l’égard du droit du peuple serbe du Kosovo et de la Métochie à vivre dans la liberté et à avoir un avenir. S’ajoute à tout cela,  le crime terrible du trafic d’organes de Serbes innocents, victimes de la haine et de la terreur, qui s’est déroulé au milieu du silence glacial, indifférent et très souvent complice, des représentants de la communauté internationale (quel que soit le sens qu’on donne à cette expression), qui étaient parfaitement au courant de ce qui se passait réellement « sur le terrain ». De plus, ces représentants internationaux ont pris part à la construction d’une soi-disant indépendance, bâtie précisément sur de telles fondations ! Mais la vérité et la justice divine ont toujours le dernier mot. C’est ce que la Nativité du Christ nous enseigne, nous le ressentons déjà.
Noël est la fête de la paix et de l’amour, du pardon et de la réconciliation, de la concorde et de l’unité. Au nom de tous ces dons de Noël et de ces valeurs spirituelles et divino-humaines, nous vous appelons tous, chers enfants spirituels, à vivre et à agir dans un esprit de fidélité indéfectible  à votre Mère l’Eglise, à son unité, à son organisation séculaire et aux décisions de ses instances hiérarchiques suprêmes et exclusivement compétentes. Ne vous laissez pas troubler par des contre-vérités et des calomnies grossières venant d’individus ou de groupes qui, poussés par leurs égarements sectaires et au service, consciemment ou non, d’adversaires de l’Eglise et de la foi chrétienne, s’efforcent de contester l’autorité spirituelle de l’Eglise et de sa hiérarchie légitime afin de la remplacer par l’autorité mensongère de chefs auto-proclamés. En même temps, notre devoir sacré, à tous, est de prier l’Enfant Christ, Soleil de Justice, en vue du repentir et de l’instruction de tous ceux qui sont dans l’erreur, ainsi que pour la vie et le salut du monde entier.
Pour terminer, réjouissons-nous devant Dieu et la Nativité et, tout en célébrant le Christ Dieu-enfant comme « seule nouveauté sous le soleil », entonnons tous, d’un seul cœur et d’une seule âme, le chant des bergers et des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur terre aux hommes objets de sa complaisance ! » (Lc 2,14)
La paix de Dieu – Christ est né !
Au patriarcat serbe, à Belgrade – Noël 2010.

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