Entre 1951 et 1967, le père Alexandre Schmemann, alors installé à New York où il enseigne au Séminaire orthodoxe Saint-Vladimir, adresse depuis les États-Unis à une jeune mère de famille vivant en France une correspondance d’encouragement et de direction spirituelle.
« Ces lettres révèlent peut-être la vraie mission de la théologie : parler de la vie dans toutes ses dimensions, et pas seulement de ce que nous qualifions de « spirituel ». Pour le jeune prêtre orthodoxe qu’est l’auteur de ces lettres, le divin peut et doit être discerné dans toutes les facettes de l’existence humaine. Dans cette quête, rien n’est insignifiant ; tout est mesuré à l’aune de sa pertinence pour cette recherche. » — Alexis Vinogradov, architecte, essayiste, prêtre de l’Église orthodoxe en Amérique
« Cette correspondance n’est faite ni de paroles pieuses ni de réponses toutes faites. Elle est un partage enraciné dans la réalité de la vie, où rien n’est facile, mais où tout est donné. On sent que pour le père Alexandre Schmemann, la fidélité à cet amour reconnu comme don gratuit confère une force extraordinaire pour persévérer dans les situations les plus complexes. » — Frère Matthew, prieur de la communauté de Taizé
Né en Estonie en 1921, le père Alexandre Schmemann fut formé à Paris, à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, avant de devenir professeur, puis doyen du Séminaire Saint-Vladimir à New York, où il enseigna jusqu’à sa mort en 1983. Considéré comme l’un des théologiens orthodoxes les plus marquants de la seconde moitié du XXe siècle, il est l’auteur notamment de Pour la vie du monde (Paris, Desclée de Brouwer, 1969 ; réédité aux Presses Saint-Serge, 2007), de L’Eucharistie, sacrement du Royaume (Paris, YMCA-Press/O.E.I.L., 1985 ; réédité par YMCA-Press/F.-X. de Guibert, 2008) et du Journal 1973-1983 (Genève, Éditions des Syrtes, 2009).
