22/06/2017
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Un nouveau film du métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Le rite ancien (des vieux-croyants) : histoire et actualité »

Un nouveau film du métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Le rite ancien (des vieux-croyants) : histoire et actualité »

La chaîne TV orthodoxe russe « Soyuz » a diffusé le nouveau film du métropolite de Volokolamsk Hilarion « Le rite ancien : histoire et actualité », que l’on peut visionner ci-desous (en russe) et dont le régisseur est Alexis Miasnikov. Qu’est-ce que le rite ancien ? Quels sont les événements qui ont provoqué une fissure dans les fondements des coutumes ecclésiales et ont détruit l’unité du peuple russe ? Quelles conséquences funestes a provoqué le schisme dans l’Église ? Et pourquoi, aujourd’hui, le rite ancien russe appelle-t-il un intérêt particulier chez les orthodoxes ? Le métropolite Hilarion évoque des faits peu connus, qui associent étroitement l’histoire de l’orthodoxie du « nouveau » et de « l’ancien rite ». Le film a été créé par le fond caritatif « Saint-Grégoire-le-Théologien » avec le soutien financier de l’Agence fédérale de la presse et des médias. On lie habituellement le schisme ecclésial du XVIIème siècle au nom du patriarche Nicone, qui a réalisé les réformes ecclésiales. Cependant, selon de nombreux historiens, l’initiateur de la réforme était en fait le tsar Alexeï Mikhaïlovitch, qui considérait qu’en rapprochant l’Église russe de l’Église grecque par l’adoption du rite grec, il ne rapprocherait pas seulement de lui les Grecs, mais aussi ceux qui étaient originaires de la Russie du Sud-Ouest. Indirectement, ceci est corroboré par le fait qu’après que Nicone eût abandonné sa charge patriarcale, la réforme ecclésiale ne s’est pas arrêtée, mais a été poursuivie. L’aspect extérieur de la réforme consistait dans la continuation de la correction des livres liturgiques (la rédaction des traductions liturgiques). Les changements touchèrent également les rites, au sujet desquels les disputes (particulièrement, la position des doigts dans le signe de Croix) sont devenues une pierre d’achoppement à l’époque du schisme. Dans la conscience de l’homme de ce temps, le rite n’était pas moins important que la théologie et la moralité. Pendant un long moment, les vieux-croyants restèrent des hors-la-loi dans leur propre pays. Il est raconté dans le film comment l’attitude des souverains a progressivement changé envers les adeptes de la foi « ancienne ». Une page particulière dans l’histoire de l’Orthodoxie russe a été la naissance de l’ « edinoverie », instituée par l’oukase impérial de Paul Ier en 1800, sur proposition du métropolite de Moscou et de Kolomna Platon (Levchine). Il s’agissait des vieux-croyants qui souhaitaient se réunir à l’Église tout en maintenant l’ancien rite. Au sein de l’ « edinoverie », l’ancienne tradition liturgique russe continue à vivre et à se développer. La particularité de l’ancien rite est le chant à l’unisson, qui faisait l’objet d’une notation spéciale, « les crochets » (kriouki). À la différence des notes, chaque crochet peut se référer à plusieurs sons, il est apte à donner l’intonation dans la prière. Participent au film : le métropolite de Moscou et de toute la Russie Corneille, primat de l’Église orthodoxe russe de rite ancien ; l’archiprêtre Jean Mirolioubov, dirigeant du centre patriarcal de la tradition liturgique russe ancienne et secrétaire de la commission des paroisses de rite ancien et de coopération avec les adeptes du rite ancien, le prêtre Romain Maslov, recteur de la paroisse de l’Église de rite ancien à Simféropol, le prêtre Eugène Sarantcha, clerc de l’église relevant de l’ edinoverie » dans la région de Moscou, Anatole Chatokhine directeur du séminaire spirituel de l’Église des vieux-croyants, Hilarion Ivanov, président de la société des vieux croyants de Lettonie, Irène Pozdeev, docteur en histoire, chercheuse principale à l’Université de Moscou, Hélène Youkhimenko, docteur en philologie, chercheuse principale au Musée historique.

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Jovan Nikoloski