3ème dimanche de Pâques
Saintes myrophores Madeleine, Marie de Cléopas, Salomée, Jeanne, Marthe, Marie, Suzanne et les autres. ; Saints Joseph d’Arimathie et Nicodème
Saint Artémon, prêtre de Laodicée, martyr à Césarée (303) ; saint Crescent, martyr en Lycie, sainte martyre Thomaïs (476) ; saint Romain, évêque de Metz (489) ; saint Mars, ermite près de Clermont (530) ; saints martyrs Raphaël, Nicolas et Irène de Mytilène, nouvellement révélés (1463) ;sainte vénérable martyre Marie (Testov) (1941).
LE DIMANCHE DES FEMMES MYROPHORES
Ce dimanche, la Sainte Église commémore l’apparition du Seigneur aux saintes femmes myrophores. Ce fut la première apparition du Seigneur après Sa Résurrection du Tombeau, raison pour laquelle elle est fêtée, comme preuve incontestable de cet événement, peu après Pâques. Au nombre des femmes myrophores, l’Évangile énumère : Marie de Magdala (mémoire le 22 juillet), Marie, femme de Clopas et mère de Jacques (23 mai), Salomé (3 août), Jeanne (27 juin), Marthe et Marie, sœurs de Lazare (4 juin, 18 mars), Suzanne (cf. Luc VIII,3, n’est pas mentionnée dans les ménologes), et encore «plusieurs autres, qui assistaient (Jésus) de leurs biens » (Luc VIII,3). Dans l’exemple des saintes femmes myrophores, l’Église présente un remède spirituel pour tous les chrétiens éprouvés par des afflictions, submergés par l’abattement. De la même façon que, se trouvant dans une profonde affliction à la vue de leur Sauveur crucifié et enseveli, les saintes femmes ont trouvé consolation dans ce Tombeau, où étaient cachés tout leur bonheur et toute leur vie, chaque âme chrétienne doit chercher consolation de ses afflictions et de sa tristesse auprès de la Tombe et de la Croix du Sauveur. Hormis les saintes femmes myrophores, l’Église commémore aussi St Joseph d’Arimathie et Nicodème, le disciple secret du Sauveur. Selon l’explication du synaxaire, les saintes femmes myrophores « étaient les premières et véridiques témoins de la Résurrection, Joseph et Nicodème témoignant à leur tour de l’ensevelissement, ces deux événement constituant nos dogmes les plus importants et les plus significatifs ». Le tropaire de ce dimanche (« Le noble Joseph… »), emprunté à l’office du Grand Samedi, avec son affliction et seulement un pressentiment de la fête de Pâques, est complété, dans l’office de ce jour, par la mention de la Résurrection, qui a eu lieu («Mais Tu es ressuscité…).
SAINT MARTYR ARTÉMON
Saint Artémon était un prêtre avancé en âge et respecté de l’Église de Laodicée, en Phrygie. Au temps de la persécution de Dioclétien, il entra un jour, en compagnie de son évêque Sisinios, dans le temple d’Artémis et renversa les idoles. En apprenant cela quelque temps plus tard, lors de son passage dans la ville, le préfet Patricios décida d’exterminer la communauté chrétienne. Mais une grave maladie l’empêcha de réaliser son dessein. Désespérant de la médecine, il envoya un messager auprès de l’évêque pour demander sa prière, promettant, en cas de guérison, de lui offrir une statue d’or. Il recouvra effectivement la santé, grâce à la prière de l’Église, mais resta obstinément dans son impiété. Sur la route du retour vers Césarée, Patricios rencontra Artémon et voulut le contraindre à sacrifier. Le vieillard lui répondit : « J’ai passé seize ans à lire les livres saints au peuple de Dieu, vingt-huit ans comme diacre, et vingt-cinq ans comme prêtre à enseigner la piété. Comment pourrais-je maintenant sacrifier aux idoles ? » Finalement, il feignit d’accepter et se fit conduire au temple d’Asclépios. Il brisa les gigantesques statues qui s’y trouvaient, déclenchant la fureur du préfet. Après lui avoir fait déchirer les chairs, Patricios ordonna de le faire rôtir sur un gril. Une des biches qui avait coutume d’accompagner le saint prit alors une voix humaine pour blâmer la cruauté du magistrat. Un soldat décocha une flèche contre l’animal, mais celle-ci alla percer un auxiliaire du préfet, qui mourut sur le coup. On voulut ensuite jeter le saint dans un chaudron plein de poix bouillante, mais le préfet y tomba lui-même et y trouva lamentablement la mort. Pendant ce temps, près d’une source qui avait jailli miraculeusement, le saint baptisait les païens qui s’étaient convertis devant de telles merveilles. Ayant ainsi glorieusement achevé sa mission, saint Artémon fut ensuite exécuté à Balbine, en Asie.
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire du dimanche du 2ème ton
Lorsque Tu descendis dans la mort, Toi, la Vie immortelle, Tu anéantis l’enfer par l’éclat de la Divinité. Lorsque Tu ressuscitas les morts des demeures souterraines, toutes les Puissances des cieux s’écrièrent : « ô Christ, Source de Vie, notre Dieu, gloire à Toi ! »
Tropaire de saint Joseph d’Arimathie, ton 2
Le noble Joseph descendit de la Croix ton corps très pur, l’enveloppa d’un linceul immaculé et le déposa couvert d’aromates dans un sépulcre neuf.
Kondakion des femmes myrophores, ton 2
Tu as dis aux myrophores : « Réjouissez-vous ! » et par Ta Résurrection, ô Christ Dieu, Tu as mis fin aux lamentations d’Ève, notre première mère. A Tes Apôtres, Tu as ordonné de proclamer : le Sauveur est ressuscité du Tombeau.
Kondakion de Pâques, ton 8
Bien que tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.
ÉPITRE DU JOUR
Actes VI,1-7
En ces temps-là, comme le nombre des disciples augmentait, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient oubliées dans la distribution qui se faisait chaque jour. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et dirent : « Il ne convient pas que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des tables. Frères, choisissez parmi vous sept hommes de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient remplis de sagesse et de l’Esprit Saint, et nous les chargerons de cette fonction. Quant à nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au service de la parole. » Cette proposition plut à toute l’assemblée : on choisit Étienne, homme plein de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait considérablement à Jérusalem, et un grand nombre de prêtres obéissaient à la foi.
ÉVANGILE DU JOUR
Mc. XV, 43 – XVI, 8
Le soir étant venu, comme c’était la préparation, c’est-à-dire, la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathée, conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il fût mort si tôt; fit venir le centenier et lui demanda s’il était mort depuis longtemps. S’en étant assuré par le centenier, il donna le corps à Joseph. Et Joseph, ayant acheté un linceul, descendit Jésus de la croix, l’enveloppa du linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc. Puis il roula une pierre à l’entrée du sépulcre. Marie de Magdala, et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait. Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d’aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. Elles disaient entre elles: Qui nous roulera la pierre loin de l’entrée du sépulcre? Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d’une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit: Ne vous épouvantez pas; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié; il est ressuscité, il n’est point ici; voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée: c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit. Elles sortirent du sépulcre et s’enfuirent. La peur et le trouble les avaient saisies; et elles ne dirent rien à personne, à cause de leur effroi.