Transfert des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge à Bari (1087). Saint prophète Isaïe (VIIIème s. avant Jésus-Christ). Saint martyr Christophore (vers 250). Saint Bié, ermite à Laon (IIIème s.) ; saint Denys, évêque de Vienne (IVème s.); saint Tudi, ermite puis abbé près de Landevennec (V°)Saint Chio des Grottes (Mrvimévi) (VIème s.). Saint Nicolas de Vounaine, martyr (Xème s.) ; Saint Joseph d’Optino (1911). Saint hiéromartyr Démètre (Voskresensky), prêtre (1938) ; saint hiéromartyr Basile (Kolosov), prêtre (1939).
TRANSFERT DES RELIQUES DE SAINT NICOLAS
En 1087, alors que la région de Myre en Lycie venait de tomber aux mains des Turcs, Dieu permit que les reliques miraculeuses de saint Nicolas fussent préservées pour étendre leur bénédiction jusqu’en Occident. Une nuit, le saint apparut à deux prêtres pieux de la ville de Bari en Italie, Lupus et Grimoald, et leur donna l’ordre d’organiser une expédition pour sauver ses reliques des mains des Turcs. Dans un grand élan d’enthousiasme, on affréta trois navires, avec un équipage composé de soixante hommes pieux et valeureux. Chargés d’une cargaison de grain, pour faire croire qu’il s’agissait de navires de commerce, ils rivalisèrent de vitesse avec une expédition de Vénitiens, partis eux aussi pour récupérer le précieux trésor. Abordant finalement à Myre, ils se rendirent en hâte dans l’église de saint Nicolas, déterrèrent la sainte relique qui ruisselait de myron au parfum merveilleux et la chargèrent sur un des navires. Après avoir répandu les bénédictions du saint dans tous les ports où ils faisaient escale, les pieux pirates parvinrent finalement à Bari, où la population entière accueillit saint Nicolas avec cierges et hymnes d’actions de grâces. Et, de jour en jour, un nombre croissant de malades et d’infirmes trouvaient auprès de lui la guérison. En deux ans, on édifia en l’honneur de saint Nicolas une vaste basilique, sous l’autel de laquelle on déposa les précieuses reliques. Depuis, chaque année, le jour de la fête du saint, qui réunissait des pèlerins venus du monde entier, le saint myron coulait de ses pieds pendant tout le déroulement de la Divine Liturgie, comme deux sources abondantes, et il était recueilli dans des récipients, pour être ensuite distribué dans tout le monde chrétien.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8
Au milieu de la fête, abreuve mon âme assoiffée des eaux de la piété, car, ô Sauveur, Tu as clamé à tous : Celui qui a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Source de notre vie, ô Christ Dieu, gloire à toi.
Tropaire du transfert des reliques de saint Nicolas, ton 4
Le jour de la solennité lumineuse a commencé, la cité de Bari se réjouit et avec elle tout l’univers est en liesse avec des hymnes et des cantiques spirituels ; car c’est le jour de la sainte solennité du transfert des reliques précieuses et miraculeuses du hiérarque et thaumaturge Nicolas, comme le soleil sans couchant brillant par des rayons lumineux et dissipant les ténèbres des épreuves et des malheurs chez ceux qui s’exclament avec foi : sauve-nous, comme notre grand intercesseur, ô Nicolas.
Kоndakion du transfert des reliques de saint Nicolas, ton 3
Tes reliques, ô saint hiérarque Nicolas, sont passées, telles une étoile, de l’orient jusqu’en occident; la mer a été sanctifiée par ton passage et la cité de Bari reçoit par toi la grâce ; car tu es apparu pour nous, ô thaumaturge admirable, merveilleux et miséricordieux.
Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4
Au milieu de la fête prescrite par la loi, Créateur et Maître de toutes choses, Tu as dit à ceux qui se tenaient auprès de toi : Venez puiser l’eau de l’immortalité. Aussi nous prosternons-nous devant toi et disons-nous avec foi : Accorde-nous ta compassion, ô Christ Dieu, car Tu es la source de notre vie.
ÉPITRE DU JOUR
Actes XII, 1-11
En ces jours-là, le roi Hérode se mit à maltraiter quelques membres de l’Église, et il fit mourir par l’épée Jacques, frère de Jean. Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. – C’était pendant les jours des pains sans levain. – Après l’avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l’intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. Pierre donc était gardé dans la prison ; et l’Église ne cessait d’adresser pour lui des prières à Dieu. La nuit qui précéda le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, lié de deux chaînes, dormait entre deux soldats ; et des sentinelles devant la porte gardaient la prison. Et voici, un ange du Seigneur survint, et une lumière brilla dans la prison. L’ange réveilla Pierre, en le frappant au côté, et en disant : « Lève-toi promptement ! » Les chaînes tombèrent de ses mains. Et l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et tes sandales ». Et il fit ainsi. L’ange lui dit encore : « Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi ». Pierre sortit, et le suivit, ne sachant pas que ce qui se faisait par l’ange fût réel, et s’imaginant avoir une vision. Lorsqu’ils eurent passé la première garde, puis la seconde, ils arrivèrent à la porte de fer qui mène à la ville, et qui s’ouvrit d’elle-même devant eux ; ils sortirent, et s’avancèrent dans une rue. Aussitôt l’ange quitta Pierre. Revenu à lui-même, Pierre dit : « Je vois maintenant d’une manière certaine que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a délivré de la main d’Hérode et de tout ce que le peuple juif attendait».
Héb. XIII, 17-21 (S. Nicolas)
Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage. Priez pour nous; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire. C’est avec instance que je vous demande de le faire, afin que je vous sois rendu plus tôt. Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !
ÉVANGILE DU JOUR
Jn VIII, 31-42
Le Seigneur dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent: Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu: Vous deviendrez libres? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours. Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. Je dis ce que j’ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père. Ils lui répondirent: Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit: Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a point fait. Vous faites les œuvres de votre père. Ils lui dirent: Nous ne sommes pas des enfants illégitimes; nous avons un seul Père, Dieu. Jésus leur dit: Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé.
Lc VI, 17-23 (S. Nicolas)
Jésus descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit: Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous! Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu’on vous chassera, vous outragera, et qu’on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.