23/10/2017
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Déclaration du Département synodal de l’information de l’Église orthodoxe russe au sujet du prêtre orthodoxe qui a été tué et des menaces pesant sur la paix religieuse en Ukraine

Déclaration du Département synodal de l’information de l’Église orthodoxe russe au sujet du prêtre orthodoxe qui a été tué et des menaces pesant sur la paix religieuse en Ukraine

«  Le nombre des victimes de la guerre civile en Ukraine augmente chaque jour. Le 31 juillet, le clerc de l’église Saint-Georges du diocèse de Lougansk, l’archiprêtre Vladimir Kresliansky, est décédé de ses blessures, consécutives aux tirs sur les quartiers d’habitation de Lougansk. Il laisse cinq orphelins. De nouvelles informations arrivent continuellement au sujet des actes de violences perpétués é l’encontre des édifices de l’Église orthodoxe d’Ukraine et leurs clercs se trouvant dans la zone des combats. En raison de la guerre civile, de nombreux habitants paisibles ont été tués, des édifices religieux et civils ont été détruits, des centaines de milliers de personnes ont été contraints à s’enfuir. Dans une telle situation tragique, le Département synodal de l’information a été habilité à communiquer ce qui suit.
La mort de nombreuses personnes innocentes, qui sont devenues les otages de la haine fratricide, repose sur la conscience de ceux qui refusent le dialogue et la réconciliation. Mais la voie de la paix, la voie de la vie reste ouverte, et l’Église appelle à nouveau à la choisir ceux qui sont capables d’écouter les paroles du Seigneur : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité » (Deut. 30,19), ce afin d’éviter de nouvelles victimes. Cet appel divin aux hommes de bonne volonté est constamment répété par l’Église orthodoxe d’Ukraine, prise dans les flammes du conflit en terre ukrainienne. N’opérant pas de distinction entre ses enfants sur la base de leurs convictions politiques ou autres, elle apporte la Parole de Dieu, manifeste son amour et sa préoccupation envers tous les fidèles, de quelque côté des affrontements qu’ils se trouvent. Elle aspire à la réconciliation du peuple divisé. Les clercs orthodoxes, dans les régions d’Ukraine où se produit la confrontation, poursuivent de façon héroïque le ministère pastoral et pacificateur, dans des conditions de menaces continuelles pour leur vie et celle de leur famille. Néanmoins, ils ne délaissent pas leurs fidèles, préférant « souffrir avec le peuple de Dieu » (Hébr. XI, 25). En même temps, les édifices de l’Église orthodoxe d’Ukraine ainsi que ses clercs, souffrent de plus en plus souvent des conséquences des hostilités, mais deviennent aussi l’objet des attaques ciblées de la part des gréco-catholiques (uniates, ndt) et des schismatiques, qui profitent des troubles civils pour atteindre leurs buts malintentionnés. Les prêtres orthodoxes sont l’objet d’outrages, de tortures et d’intimidations, de détentions et d’interrogatoires, au cours desquels des individus armés, appartenant à l’Église ukrainienne gréco-catholique ou à des groupes non-canoniques et affirmant qu’ils ont reçu pouvoir des autorités ukrainiennes, émettent des accusations absurdes et expriment des exigences sous forme d’ultimatum, consistant entre autres à quitter l’Église orthodoxe d’Ukraine et à transférer en conséquence à d’autres la propriété des biens ecclésiastiques. Dans la lettre du locum tenens du siège métropolitain de Kiev, le métropolite de Tchernovtsy et Bucovine Onuphre au président ukrainien P. Porochenko sont décrites certaines attaques qui ont eu lieu sur le territoire du diocèse de Donetsk de la part de personnes armées contre des clercs, y compris des cas de sévices et menaces de violences physiques. Ainsi, dans le doyenné du district d’Amvrosievka, l’archiprêtre Eugène Podgorny a été ligoté, battu avec la crosse d’un fusil, puis on lui a arraché sa Croix pectorale, et on a tiré au-dessus de sa tête ; l’ayant ensuite précipité dans une fosse, on a menacé de mort son fils. De telles informations arrivent en nombre des autres diocèses d’Ukraine de l’Est également. C’est ainsi, par exemple, que des individus, près de Slaviansk, ont forcé l’archiprêtre Vadim Yablonovsky, sous la menace de leurs armes, à creuser sa tombe, tandis que le même jour, l’archiprêtre Victor Stratovitch était menotté et amené, avec un sac sur la tête, dans une forêt, où on le fit se mettre à genoux pour subir un interrogatoire. Nous appelons à une enquête immédiate sur les incidents mentionnés, par les structures étatiques d’Ukraine ainsi que par les organisations internationales compétentes de défense des droits de l’homme. Particulièrement alarmantes sont les tentatives de certains clercs gréco-catholiques et des représentants des communautés schismatiques à donner leur soutien à certaines forces radicales en échange du droit d’exercer leur dictat et la violence à l’égard des paroisses de l’Église orthodoxe d’Ukraine, laquelle maintient une position pacifique. Il y a en outre des gréco-catholiques et des schismatiques qui incitent ouvertement à la haine fratricide, approuvant l’usage de la violence envers la population paisible, persécutant tous ceux qui se prononcent pour la paix et le dialogue, dont des prêtres de l’Église canonique. Nous appelons les autorités ukrainiennes à ériger des obstacles sur la voie de ceux qui souhaitent l’escalade du conflit civil jusqu’à l’affrontement interconfessionnel, car un tel développement des événements, dans une mesure importante, éloigne la paix que l’on souhaite depuis longtemps sur la terre ukrainienne. La guerre fratricide en Ukraine ne peut être surmontée que dans le soutien des valeurs uniques pour les deux côtés du conflit, lesquelles sont conservées dans l’héritage spirituel du peuple ukrainien. Nous appelons tous ceux dont qui dépend la prise de décisions en Ukraine, à soutenir l’Église orthodoxe d’Ukraine dans son activité unificatrice, pacificatrice pour le bien de tout le peuple ».

Source : Patriarhia.ru photographie : Mosvedi

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Jovan Nikoloski