19/10/2017
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L’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne les pressions qu’elle subit de la part des autorités civiles ukrainiennes

L’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne les pressions qu’elle subit de la part des autorités civiles ukrainiennes

En raison des informations publiées par la presse au sujet des progrès de l’enquête pénale diligentée par le Ministère public ukrainien sur la coercition soi-disant exercée sur le défunt Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, S.B. le métropolite Vladimir (Sabodan), afin qu’il se retire, le Département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a procédé à une mise au point. Comme il est mentionné dans celle-ci, au cours des dernières deux années, l’Église orthodoxe d’Ukraine a appelé, à maintes reprises, les organes responsables de l’État à divulguer les dossiers concernant les délits manifestes commis à l’endroit des fidèles et de la liberté de conscience. Or, tous ces appels sont restés lettres mortes, l’attention requise ne leur a pas été prêtée. C’est ainsi que, jusqu’à maintenant, le cas de l’assassinat du prêtre Romain Nikolaïev n’a pas été résolu, que sont absentes les informations sur les résultats des enquêtes sur l’affaire de la mort de la moniale Alevtina (Kravtchouk), que la société n’a pas été informée sur les circonstances de l’enlèvement de la mère higoumène et d’une moniale de l’un des monastères de Kiev en 2013, qu’il n’y a aucun détail sur les coups et blessures portés aux paroissiens du village d’Ekaterinovka de la région de Ternopol par les radicaux nationalistes, avec pour conséquence que 15 personnes soient hospitalisées. « Des dizaines de cas d’incursions et de prises par la force de lieux de culte, n’ont pas été empêchés ni fait l’objet d’investigations, les enquêtes nécessaires n’ont pas été diligentées pour trouver ceux qui ont mis le feu à onze églises orthodoxes de Kiev. Aucun cas d’incitation à la haine religieuse et aux appels à l’agression contre les fidèles de la part de certains politiciens et responsables lors de la procession pan-ukrainienne n’a fait l’objet de l’ouverture d’un dossier », est-il dit dans le document. Sur un fond d’inaction manifeste des structures du pouvoir concernant les délits contre la vie, la santé et l’observation du droit à la liberté de conscience des fidèles qui sont citoyens de l’Ukraine, l’initiative du procureur d’enquêter sur les circonstances entourant les dernières années du métropolite Vladimir (Sabodan) à la tête de l’Église orthodoxe d’Ukraine, provoque une profonde inquiétude de l’Église. Ni le métropolite de Kiev, ni ceux à qui a été déléguée la représentation des intérêts de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des organes de l’État ne se sont officiellement prononcés sur les conditions pour y procéder. « Les circonstances de ces actes d’instruction, qui ont « fuité » dans les médias, donnent des raisons de parler de tentatives d’altérer la représentation que l’on peut avoir de l’activité de S.B. le métropolite Vladimir au poste de primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine au moyen de spéculations au sujet de l’état physique du défunt métropolite, de calomnies et de commérages manifestes », est-il dit dans la mise au point. Les auteurs du document rappellent que le retrait des fonctions d’administration de l’Église de S.B. le métropolite Vladimir a eu lieu le 24 février 2014 sur décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, prise sur la base du rapport du métropolite de Pereïaslav-Khmenitsky et Vichneva Alexandre (Drabinko), responsable du traitement médical du métropolite Vladimir. Selon le témoignage de Mgr Alexandre, il n’y avait pas de possibilité de rétablissement du primat, raison pour laquelle le Synode a élu un locum tenens de la cathèdre de Kiev de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « En outre, les multiples convocations pour interrogatoire par le ministère public d’évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine sont devenues des précédents regrettables dans l’histoire récente des relations entre l’État et l’Église. Prenant en compte le manque évident de fondement d’une procédure pénale concernant les circonstances de l’accomplissement par S.B. le défunt métropolite Vladimir de son ministère primatial, mais aussi des nombreuses déclarations de certains politiciens ukrainiens appelant à la cessation de l’existence en Ukraine de l’Église orthodoxe d’Ukraine, il y a des raisons sérieuses d’affirmer que des pressions sont exercées sur les clercs de l’Église orthodoxe d’Ukraine par les structures de l’État », est-il dit en conclusion dans le document.

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Jovan Nikoloski