Dimanche de Thomas
Actes 5:12-20; Jean 20:19-31

Mon Seigneur et mon Dieu! (Jean 20:28) s’écria l’apôtre saint Thomas. Sentez-vous la force avec laquelle il a saisi le Seigneur, et combien il Le tient fermement? Un homme qui se noie, saisit la planche sur laquelle il espère être sauvé de la même manière. Nous ajouterons que celui qui n’a pas le Seigneur, comme cela pour lui-même et ne se tient pas de cette façon en relation avec le Seigneur, ne croit pas encore au Seigneur comme il se doit.
Nous disons: « Seigneur et Sauveur », ce qui signifie qu’Il est le Sauveur de tous, mais Thomas dit: « Mon Sauveur et Seigneur »; « Celui qui dit: mon Sauveur », estime son propre salut comme procédant de Lui. Le sentiment du salut se trouve à côté de la sensation de périr, d’où le Sauveur tire celui qu’Il sauve. Le sentiment de périr, pour un homme qui est épris de la vie par nature, et qui sait qu’il ne peut pas se sauver lui-même, l’oblige à chercher le Sauveur.
Quand il Le trouve et sent que la puissance du salut procède de Lui, il Le saisit fermement et ne veut pas être arraché à Lui, même si pour cela il est privé même de la vie. De telles natures d’événements dans la vie spirituelle du chrétien ne sont pas seulement imaginés en esprit, mais ils sont expérimentés dans les actes. Puis, à la fois sa foi et son union avec le Christ deviennent ferme, comme la vie et la mort. Seule une telle personne peut sincèrement clamer: Qui me séparera [de l’Amour du Christ]! (cf. Romains 8:35).

Version française Claude Lopez-Ginisty

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