26/02/2017
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L’Église orthodoxe de Géorgie se prononce définitivement sur le Concile de Crète

Le 22 décembre 2016 s’est tenue la session ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, sous la présidence du Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II. Le métropolite de Zugididi et de Tsaïshi (Sharashenidzé) a été nommé secrétaire. Lors de la session a été examiné, entre autres, la question du Concile de Crète. Le Saint-Synode a pris la décision suivante : « En ce qui concerne les documents adoptés en Crète, le métropolite de Gori et d’Ateni André (Gvazava) a lu un rapport mentionnant ce qui suit : ‘Comme on le sait, du 17 au 26 juin, en Crète, a eu lieu le Concile, aux travaux duquel ont pris part les représentants de dix Églises locales orthodoxes. Un tel concile était prévu depuis plusieurs décennies, et sa tenue constitue un fait de la plus grande importance dans la vie de l’Église orthodoxe. Dès le début, la préparation du concile a été présidée par le Patriarcat de Constantinople, et toutes les Églises officielles ont été impliquées dans ce processus. Depuis 1961, les délégués du Patriarcat de Géorgie ont également participé aux rencontres de travail préconciliaires. Cela va sans dire que la contribution apportée par le clergé de l’ancienne génération au cours de plusieurs décennies est inestimable. Comme cela a été mentionné précédemment, de sérieux obstacles lors de la dernière étape de préparation au concile ont empêché plusieurs Églises locales de participer aux travaux du Concile de Crète. C’est pourquoi nous exprimons à nouveau notre regret, considérant toujours que l’étude et l’examen des questions soulevées par toutes les Églises était de rigueur, ce qui n’a pas été mis en œuvre’. Le Saint-Synode a décrété au sujet du thème concerné que : ‘Étant donné que les représentants de quatre Églises locales orthodoxes n’ont pas participé aux travaux du Concile de Crète, celui-ci ne peut être appelé Concile général, panorthodoxe ; lors de la préparation et du déroulement du Concile de Crète, le principe de consensus, établi et reconnu par les Églises orthodoxes, a été transgressé. Pour cette raison, les résolutions du Concile de Crète ne peuvent être contraignantes pour l’Église orthodoxe de Géorgie. Dans les documents confirmés par le Concile de Crète ne sont pas exprimées, en substance, les remarques fondamentales présentées par les Églises. C’est la raison pour laquelle la poursuite de leur remaniement et de leur correction sont indispensables. Il n’est pas exclu, dans certains cas, qu’il y ait lieu à la création de nouveaux documents. Aussi, il est indispensable que les textes traduits et envoyés par le secrétariat du Concile de Crète soient accessibles au clergé de l’Église de Géorgie, aux théologiens et aux fidèles laïcs et, en prenant en compte de leurs remarques fondées, qu’il soit conféré aux documents le caractère conforme, dogmatique et canonique, de l’Église orthodoxe. La réunion qui a eu lieu du 17 au 26 juin en Crète, peut être considérée comme une étape de la plus haute importance pour la tenue du Saint et Grand Concile qui doit permettre la prise de décisions sur le fondement de l’enseignement commun orthodoxe, un, catholique et apostolique. Le Saint-Synode de l’Église de Géorgie a décidé de mettre en place une commission théologique constituée comme suit par : 1) Le métropolite de Gori et d’Ateni André (Gvazava), président, 2) le métropolite de Poti et Khobi Grigol (Berbitchachvili), 3) le métropolite de Senaki et Tchkhorotskhu Chio (Mudjiri), 4) le métropolite de Rustavi Jean (Gamrekeli), 5) l’évêque de Markveti et Ubisa Melchisédek (Khatchidzé) 6) le protopresbytre Georges (Zviadadzé) ».

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Jovan Nikoloski