19/10/2017
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13 février (ancien calendrier)/26 février (nouveau)

13 février (ancien calendrier)/26 février (nouveau)

Dimanche de l’abstinence des laitages, mémoire de l’exil d’Adam du paradis – dimanche du Pardon. Saint Martinien, saintes Zoé et Photine (Claire) de Césarée de Palestine (Vème s.) ; saint Euloge, archevêque d’Alexandrie (vers 607) ; saint Domnin de Digne (vers 379) ; saint Étienne, évêque de Lyon (vers 512) ; saint Lézin, évêque d’Angers (VIème s.) ; saint Domnin de Digne (vers 379) ; saint Castor, moine (389) ; saint Syméon le Myroblite de Serbie (1200) ; saint Séraphim (Sobolev), archevêque de Bogoutchar (1950) ; saints martyrs de Russie : hiéromartyrs Basile (Trioumfov) et Gabriel (Preobrajensky), prêtres (1919) ; saints hiéromartyrs Sylvestre, archevêque d’Omsk (1920) ; saints hiéromartyrs Zosime (Troubatchev), Nicolas (Dobrolioubov), Basile (Gorbatchev), Jean (Pokrovsky), Léonce (Grimalsky), Vladimir (Pokrovsky), Parthène (Grouzinov), Jean (Kalaboukhov), Jean (Kosinsky), Michel (Popov), prêtres et Eugène (Nikolsky), diacre, Anne (Korneev), Vera (Morozov) et Irène (Khvostov), moniales, martyr Paul (Sokolov) (1938).

SAINT MARTINIEN

Saint Martinien

Saint Martinien était originaire de Césarée de Palestine (vers la fin du ive siècle). Épris de Dieu depuis sa jeunesse, il renonça au monde à l’âge de dix-huit ans et alla pratiquer la vie ascétique sur une montagne nommée Lieu-de-l’Arche, où vivaient d’autres saints ermites. Pendant vingt-cinq ans, il s’adonna avec une telle ardeur aux travaux de la vertu qu’il acquit le pouvoir d’accomplir des miracles. Le démon, jaloux de ces progrès, essayait bien de le distraire de sa prière continuelle par toutes sortes de bruits ou d’apparitions effrayantes et lui suggérait des pensées impures, mais le saint restait imperturbable et confiant dans le secours de Dieu.

Une femme de mauvaise vie, ayant entendu parler de la constance angélique de Martinien dans les tentations, déclara qu’il ne restait chaste que par absence d’occasions et jura qu’elle réussirait à le séduire. Elle se présenta devant sa cellule un soir de forte pluie, vêtue de haillons, en suppliant l’ascète de lui offrir un refuge pour la nuit. Touché de compassion et craignant qu’elle ne fût dévorée par les bêtes sauvages, l’homme de Dieu lui ouvrit sa porte, la réchauffa auprès d’un bon feu et lui donna quelques dattes à manger, tandis qu’il se retirait dans une pièce plus à l’intérieur, où il passa presque toute la nuit en psaumes et en prières avant de s’étendre pour dormir. Comme il se trouvait assailli par de violentes pensées charnelles au sujet de cette femme, il se leva en pleine nuit et se rendit vers sa chambre pour la congédier. Mais dès qu’il ouvrit la porte, au lieu de la pauvre mendiante, il vit se présenter devant lui la jeune femme richement parée qui d’un sourire enjôleur lui rappela les exemples des prophètes et des apôtres qui avaient pris femme, et elle réussit à ébranler l’âme de l’ascète qui avait résisté depuis tant d’années aux tentations des démons. Consentant au péché, il demanda seulement un instant pour voir à l’extérieur si quelque visiteur ne risquait pas de les surprendre. Comme il regardait à l’horizon, Dieu, prenant son serviteur en compassion, réveilla sa conscience par le rayon de sa grâce. Martinien, réalisant aussitôt l’horreur du gouffre dans lequel il se préparait à tomber, alla ramasser des branchages, alluma un feu dans son arrière-cellule et y entra pieds nus, en disant : « Vois donc, malheureux, si tu peux supporter cette brûlure ? Comment supporteras-tu le feu éternel où tu seras plongé si tu approches cette créature ? » Après être sorti une première fois du brasier, il s’y replongea en criant : « Pardonne-moi, ô mon Christ. C’est Toi seul que j’aime et c’est pour Toi que je me livre aux flammes ! » Attirée par ces cris la misérable créature accourut et, bouleversée par le spectacle du sacrifice volontaire de Martinien, elle se convertit sur l’heure, jeta ses parures dans le feu et, tombant en larmes aux pieds du saint, elle le supplia de lui montrer la voie du repentir. Martinien lui pardonna et l’envoya au couvent de sainte Paule [26 janv.], où elle resta douze années avec une telle sainteté de vie que Dieu lui accorda la grâce d’accomplir plusieurs miracles.

Quant à saint Martinien, au bout de sept mois, à peine remis de ses blessures, il décida de se retirer sur un rocher battu par les flots, en pleine mer, espérant ainsi échapper à toute autre tentation de la chair. Il passa là dix années, exposé jour et nuit aux intempéries, subsistant du travail de ses mains et de quelques vivres qu’un navigateur lui apportait trois fois par an. Malgré tant de précautions pour s’assurer une sainte tranquillité, il devait encore apprendre qu’il n’est pas un seul endroit sur cette terre où l’on puisse être totalement préservé de la tentation. Une nuit, alors qu’un navire croisait à proximité, le démon déclencha brutalement une si violente tempête que le vaisseau sombra dans les flots déchaînés, avec tous ses passagers, et ne laissa comme rescapée qu’une jeune fille d’une grande beauté qui, soutenue par une planche, parvint en vue du rocher de Martinien. En apercevant le saint, elle lui cria de venir à son secours. Martinien décela qu’il devait s’agir d’une nouvelle tentation du Malin. Il s’arma de la prière et tira la jeune fille de l’eau. Mais il lui dit aussitôt : « Nous ne pouvons pas demeurer ensemble ici. Voici du pain et de l’eau. Dans quelques jours, un navigateur qui a coutume de me ravitailler viendra aborder. Raconte-lui ton histoire et il te ramènera dans ta patrie. » Après lui avoir recommandé de pratiquer la vertu, il fit le signe de la Croix et se jeta dans la mer. À ce moment deux dauphins, envoyés par la Providence, le recueillirent sur leur dos et le menèrent, sain et sauf, jusqu’au rivage. Rendant gloire à Dieu, le saint décida alors de vivre en étranger, errant de lieu en lieu, et subsistant d’aumônes, sans se lier d’amitié avec qui que ce soit, afin d’échapper à la tentation. En deux ans, il traversa ainsi plus de cent soixante-quatre villes et parvint enfin jusqu’à Athènes, où Dieu lui révéla que sa dernière heure était arrivée. L’évêque informé vint rendre visite à l’homme de Dieu, et il lui demanda, pour lui et son peuple, sa prière quand il parviendrait au Paradis. C’est ainsi que Martinien rendit son âme au Seigneur pour recevoir la couronne des martyrs, car il était volontairement passé par le feu et par l’eau (Ps 65, 12), afin de garder intacte sa pureté. Quant à la jeune naufragée, nommée Photine, elle resta volontairement sur le rocher, à l’exemple de Martinien, pendant six ans, ravitaillée par le navigateur. Vêtue en homme, travaillant dur de ses mains et persévérant constamment dans la prière, elle rendit saintement son âme à Dieu, à l’âge de vingt-cinq ans, et fut ensevelie avec solennité à Césarée de Palestine.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Martinien, ton 8
Sous les flots de tes larmes tu as éteint, * Bienheureux, la flamme des tentations: * puis, ayant soumis les vagues de la mer * et l’élan des monstres marins, tu t’écrias: * Sois glorifié, Seigneur tout-puissant * qui m’as sauvé de la tempête et du feu.

Tropaire du saint hiérarque Séraphim, archevêque de Bogoutchar, ton 4
Toujours enflammé du zèle divin, tu fus une colonne de l’Orthodoxie, ayant brillé dans la cité de Sofia et amené de nombreuses âmes au Christ ; ô bon pasteur, hiérarque Séraphim, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Martinien, ton 2
Comme ascète éprouvé, comme volontaire martyr, * comme courageux citoyen du désert, * en nos hymnes acclamons comme il se doit * le vénérable Martinien, * car il a foulé aux pieds le perfide serpent.

Kondakion du saint hiérarque Séraphim, archevêque de Bogoutchar, ton 4
Tu t’élevas sur la hauteur de la chasteté, et fus un maître de la piété, défenseur de l’Orthodoxie et intercesseur pour les étrangers, louange des moines et pasteur excellent ; aussi nous t’acclamons avec amour : réjouis-toi, Séraphim le thaumaturge !

Évangile du jour
(Mc XIV, 3-9)

Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. Quelques-uns exprimèrent entre eux leur indignation: A quoi bon perdre ce parfum? On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s’irritaient contre cette femme. Mais Jésus dit: Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine? Elle a fait une bonne action à mon égard; car vous avez toujours les pauvres avec vous, et vous pouvez leur faire du bien quand vous voulez, mais vous ne m’avez pas toujours. Elle a fait ce qu’elle a pu; elle a d’avance embaumé mon corps pour la sépulture. Je vous le dis en vérité, partout où la bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

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Jovan Nikoloski