18/10/2017
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Message du patriarche de Moscou Cyrille aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et moniales et à tous les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’occasion du centenaire du Concile de 1917-1918

Message du patriarche de Moscou Cyrille aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et moniales et à tous les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’occasion du centenaire du Concile de 1917-1918

Message du patriarche de Moscou Cyrille aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et moniales et à tous les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’occasion du centenaire du Concile de 1917-1918

« Vos Éminences les archipasteurs, Révérends pères et diacres, Révérends moines et moniales, Chers frères et sœurs,

Cent ans se seront écoulés cette année depuis le début des travaux du Concile local de 1917-1918, qui est devenu une étape éminemment importante dans l’histoire de l’Orthodoxie russe. Malgré le siècle qui est passé et qui nous sépare des événements de cette époque, le sens du Concile de 1917-1918 n’est pas encore pleinement saisi et estimé par le peuple ecclésial. Je suis profondément convaincu que son héritage nécessite une étude sérieuse et réfléchie, et qu’un grand nombre d’idées qui ont alors été exprimées seraient utiles et sollicitées aujourd’hui. Actuellement, de gros efforts sont entrepris pour diffuser des éléments sur l’activité du Concile ; en particulier, la première édition fondamentale et scientifique des documents du Concile a été réalisée, laquelle est fort importante pour préserver la mémoire de cet événement réellement grand, à la charnière des siècles. Le Concile a connu une période prolongée de préparation, au cours de laquelle a été accomplie une collecte d’informations, tandis qu’étaient demandées leurs opinions aux archipasteurs, théologiens, canonistes et historiens au sujet des questions les plus essentielles de la vie ecclésiale. Dans la presse – tant ecclésiastique que séculière – des débats avaient lieu sur les thèmes les plus actuels et sujets à controverses. De nombreux articles ont été publiés, donnant le ton et déterminant les vecteurs des discussions qui devaient suivre.  Quelques années avant le Concile a été créé un organe spécial, appelé « Commission préconciliaire », dont le but était de rassembler les données nécessaires à l’organisation correcte des discussions sur les thèmes actuels. L’héritière spirituelle de cet organe de nature conciliaire est la « Commission inter-conciliaire »  qui fonctionne actuellement, et aux travaux de laquelle participent activement non seulement les archipasteurs, mais les prêtres et aussi les laïcs. Les documents préparés par les efforts conjoints des membres de cette Commission, et  à la discussion desquels est convié un large public, sont proposés pour un examen complémentaire par le Saint-Synode ou l’Assemblée des évêques. Cela marque ainsi le triomphe indéniable de l’esprit de conciliarité dans la vie de l’Orthodoxie russe contemporaine. Ce ne sont pas toutes les décisions prises il y a un siècle, loin s’en faut, qui ont été incarnées dans la vie. Et les causes en sont diverses. L’obstacle le plus évident fut l’éclatement de la guerre civile qui suivit les événements révolutionnaires et les persécutions sans précédent contre l’Église et les fidèles qui s’en sont suivies. Nous accomplissons notre ministère dans des conditions historiques absolument différentes. La majorité de nos concitoyens, par la miséricorde divine, n’ont pas eu à faire l’expérience des persécutions pour confesser la foi. Aujourd’hui, nous pouvons réfléchir, dans la prière, au bilan des actes conciliaires, répondre à la question pourquoi certaines décisions conciliaires, malgré une multitude d’obstacles, ont été appliquées et ont trouvé leur place dans la vie de l’Église, tandis que d’autres, au contraire ne se sont pas avérées viables et n’ont pas été adoptées par la conscience ecclésiale. De nombreux participants au Concile ont témoigné de leur fidélité à l’Évangile par leur martyre ou l’exploit de la confession de la foi, manifestant pour nous, leurs descendants, un exemple de fermeté et de courage dans les épreuves. Il nous faut agir selon la parole de l’Écriture, qui nous appelle à considérer la fin de leur vie et à vénérer ceux qui ont œuvré sur le champ du Seigneur avant nous, imitant leur espoir immuable dans le Christ (Hébr. 13,7), afin de ne pas être ébranlé par l’incrédulité dans les promesses Divines, mais rester forts dans la foi, en donnant gloire à Dieu (Rom. 4,20). Amen ».

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Jovan Nikoloski