30 décembre (ancien calendrier)/12 janvier (nouveau)

Après-Fête de la Nativité de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Saint apôtre Timon, des 70 ; Sainte Anysie, martyre à Thessalonique (305) ; saint Philétère, martyr à Nicomédie (311) ; saint Zotique le nourricier des orphelins, prêtre (IVème s.) ; saint Perpet, évêque de Tours (494) ; sainte Théodora de Césarée (VIIIème s.), sainte Théodora de Constantinople (940) ; saint Macaire, métropolite de Moscou (1563) ; saint néo-martyr Gédéon (Grèce, 1818) ; sainte Marie (Danilov), martyre (1946).

SAINTE ANYSIE DE THESSALONIQUE

Sainte Anysie, martyre à Thessalonique (305)

Sainte Anysie était la fille d’illustres et très riches notables de Thessalonique convertis à la foi chrétienne, qui lui inspirèrent dès son enfance l’amour des vertus et de la sagesse. Devenue orpheline de père et de mère lorsqu’elle parvint au seuil de l’adolescence, loin de se laisser attirer par l’attrait des plaisirs, son âme brûlant d’amour sous l’action du feu que le Christ est venu jeter sur la terre (Lc 12, 49), elle s’élança à la rencontre de son Époux céleste en se débarrassant de tout ce qui pouvait la rattacher à la terre. Elle affranchit ses nombreux esclaves en leur cédant de fortes sommes d’argent pour s’établir, et distribua propriétés, champs, troupeaux et tout son héritage, comme un négociant avisé qui vend tous ses biens pour acquérir la perle de grand prix, le Royaume des cieux (cf. Mt 13, 46). Elle se dépouilla de ses parures et de ses riches vêtements pour revêtir des effets communs et grossiers et parcourait ainsi la ville, visitant les malades, portant secours aux veuves et aux orphelins, procurant nourriture et vêtements aux pauvres. Mais sa prédilection allait aux victimes des persécutions. Au mépris du danger, elle visitait dans leurs prisons ceux qui souffraient faim, soif, blessures et mauvais traitements de toutes sortes par amour du Christ. Elle baisait leurs plaies, comme si elles étaient les marques mêmes de la Passion salutaire de notre Sauveur, et leur procurait soins et consolation.

Ayant ainsi tout abandonné, et n’ayant plus que son corps mortel qui la rattachait à la terre, Anysie n’avait dès lors pour désir que de parvenir elle aussi à la perfection en mourant pour le Christ. Une telle décision ne devant venir que de Dieu, elle ne s’exposa pas témérairement au danger, mais alla plutôt se retirer dans une étroite cellule pour consacrer ses jours et ses nuits au jeûne, aux larmes, à la prière continuelle et s’élever au-dessus de la condition mortelle, en plaçant la pratique des saintes vertus comme support de sa contemplation.

À la vue de tels combats, le diable, grinçant des dents, essaya d’effrayer la sainte par toutes sortes de stratagèmes pour la persuader d’abandonner sa cellule, mais il se heurta à sa résolution plus ferme que celle des plus valeureux guerriers. Il lança alors contre elle les flèches de l’ennui, de la torpeur, du relâchement du corps et de la maladie ; mais la jeune fille, s’armant du signe de la Croix, le mit en déroute par le fouet de la prière.

Lorsque la persécution de Dioclétien faisait rage (305), sainte Anysie, ayant atteint la plénitude des vertus et étant fermement établie dans la contemplation, trouva l’assurance d’adresser au Christ une prière instante pour devenir à son tour participante de sa mort vivifiante. Cette supplique fut entendue. Un jour, comme elle se rendait à l’église, elle fut abordée par un écuyer du tyran et interrogée avec rudesse. Sans aucune hésitation, elle se déclara alors servante de Jésus-Christ. Saisie par le rustre et traînée à terre jusqu’au temple des idoles pour sacrifier, pour toute réponse, elle lui cracha avec mépris au visage. Au comble de la fureur, l’homme dégaina son épée et transperça le flanc de la sainte qui rendit avec joie son âme au Seigneur pour trouver les délices éternelles dans la chambre nuptiale du Ciel. De pieux chrétiens purent récupérer son corps et l’ensevelirent un peu en dehors de la ville, dans un endroit où l’on construisit une église en son honneur, une fois la persécution terminée.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la Nativité, ton 4
Ta Nativité, Christ notre Dieu, a fait luire dans le monde la lumière de la connaissance ; en elle, en effet, les adorateurs des astres ont appris d’une étoile à T’adorer, Soleil de justice, et à reconnaître en Toi l’Orient descendu du ciel, Seigneur gloire à Toi !

Kondakion de sainte Mélanie (fête anticipée) t. 4
L’âme éclairée par les rayons * de celui que la Vierge fit briller pour nous, * tu rayonnas par tes vertus, * car ayant distribué ton périssable trésor sur terre, * tu amassas les richesses des cieux * et dans l’ascèse resplendis brillamment; * c’est pourquoi, Mélanie, nous t’honorons de tout cœur.

Kondakion de la Nativité, ton 3
La Vierge, en ce jour, met au monde Celui qui surpasse toute essence créée et la terre offre une grotte à l’Inaccessible ; les anges chantent Sa gloire avec les pasteurs, et les mages cheminent avec l’étoile ; car pour nous est né petit enfant, le Dieu d’avant les siècles.

Évangile du jour
(Mc X, 11-23)

Il leur dit: Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et se jetant à genoux devant lui: Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle? Jésus lui dit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul. Tu connais les commandements: Tu ne commettras point d’adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; tu ne feras tort à personne; honore ton père et ta mère. Il lui répondit: Maître, j’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens. Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples: Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu!

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