Il y a sept Paroles du Christ en Croix, rapportées par trois des évangélistes : une par Marc (1) ; trois par Luc (2), (3) et (4) ; et trois par Jean (5), (6) et (7). Chacun racontant l’épisode à sa façon, ils se complètent mutuellement.
Ce récitatif porte sur la dernière des trois paroles rapportées par l’évangéliste Luc, proférée par le Christ au moment même d’expirer.
Par des images très spécifiques – la ténèbre et le voile du Temple –, le récit exprime ce que Dieu veut nous faire connaître.
La ténèbre pendant trois heures, alors que le soleil, à la sixième heure (midi), est à son zénith, réfère au deuil d’un fils unique, comme annoncé par le prophète Amos : « Ce jour-là – oracle du Seigneur Dieu – je ferai coucher le soleil en plein midi, et j’obscurcirai la terre en un jour de lumière » (Am 8, 9-10).
Le voile du Temple qui se déchire signifie que le Saint des Saints – lieu même de la Présence divine – n’est plus interdit désormais, que nous pouvons y entrer à la suite de Jésus, et que la réconciliation entre Dieu et l’homme a réellement eu lieu (He 6, 19).